Alternance

Pôle emploi et Kéolis : l’alternance comme solution de recrutement

L’alternance a le vent en poupe depuis les mesures d’aides du Gouvernement. À Clermont, l’agence Pôle emploi accompagne l’entreprise Kéolis dans le recrutement de ses chauffeurs de voyageurs. La formation en alternance a débuté le 19 octobre au centre de formation Aftral, à Monchy-Saint-Éloi, pour une durée de trois mois.

Michaël Chevalier, sous-préfet de Clermont, a rencontré les nouveaux alternants au sein de l'Aftral à Monchy-Saint-Éloi.
Les alternants devant le nouveau bus de formation au centre Aftral.
La formation va durer trois mois.

C’est inscrit dans le Plan de relance du Gouvernement, dans le volet « Cohésion » : l’alternance est une solution de retour à l’emploi pour les demandeurs d’emploi et une solution également pour le recrutement des métiers en tension. « Le Gouvernement a lancé jusqu’au mois de février 2021 « 1 jeune, 1 solution », une mesure pour accompagner les jeunes au sortir de la crise Covid-19, qui permet d’aider financièrement les entreprises qui accueillent un jeune en alternance, entre 5 000 et 8 000 euros, présente Michaël Chevrier sous-préfet de Clermont, nommé sous-préfet à la relance. C’est une véritable opportunité pour les jeunes et pour les entreprises. »

Et la société Kéolis concrétise cette opportunité : après une semaine d’immersion au sein de la société, onze alternants sont entrés en formation en alternance chez Aftral, accompagnés par l’agence de Pôle emploi de Clermont, dans l’objectif d’obtenir un titre professionnel. « Notre porte d’entrée, ce sont les compétences mais ensuite nous accompagnons les demandeurs d’emploi dans leur projet, dans leur vision des métiers et leur approche à l’embauche », explique Corinne Baracassa, directrice de l’agence Pôle emploi de Clermont qui remarque que « la professionnalisation progresse et les entreprises ainsi que les candidats sont de plus en plus au fait et plus ouverts ».

Gagnant-gagnant

Si la professionnalisation connaît un regain d’intérêt, c’est aussi parce qu’elle est présentée comme la base solide à une embauche à long terme. Passées les premières étapes de recrutement, les candidats s’immergent au sein de l’entreprise – pendant une semaine ou 15 jours – pour découvrir la société. « C’est le moment pour le candidat et pour l’entreprise d’avoir un premier contact et de se rencontrer, explique Marlène Danten, conseillère Pôle emploi à Clermont, qui suit les nouveaux alternants Kéolis depuis le mois de septembre. Puis de s’assurer que le travail correspond aux attentes, que le profil du candidat est bien celui recherché… une fois cette étape passée, ce sont des profils intéressés et intéressants. C’est donc une semaine d’immersion qui permet aux candidats et à l’entreprise de gagner finalement du temps dans le recrutement. »

Vient ensuite l’apprentissage au sein de l’entreprise qui forme les candidats à ses techniques, sa politique. « Une fois le candidat formé, l’entreprise sait que le profil est sérieux tout comme le candidat s’est intégré dans l’entreprise et sait où il va et connaît le métier. Ce n’est une surprise pour personne. C’est en ça que la professionnalisation permet des contrats longue durée. » C’est ce que propose d’ailleurs Kéolis à ses apprenants : des CDI à la clé de leur professionnalisation. L’opérateur privé de transport public de voyageurs lancera d’ailleurs une autre campagne de recrutements en décembre dans l’Oise.

Mais l’alternance, c’est aussi un bon moyen de faire connaître des métiers. Le métier de chauffeur de voyageurs est un exemple de métier en tension. « Chez Aftral, nous avons plus de 300 formations en apprentissage dans le domaine du transport et de la logistique, présente Sandrine Teixeira, directrice du centre de formations. C’est un réel moyen de former et une belle opportunité tant pour les entreprises que pour les demandeurs d’emploi. »