Le casino de Cayeux résiste

Malgré une concurrence rude et la crise, l’établissement de 25 salariés poursuit sa route. Sa direction a décidé de miser sur une offre différente en proposant régulièrement de nouvelles machines à sous, en organisant des animations et en jouant la carte du relationnel.

Sandra Blachère et sa fille Sabrina Mortki-Blachère co-dirigent le casino.
Sandra Blachère et sa fille Sabrina Mortki-Blachère co-dirigent le casino.
Sandra Blachère et sa fille Sabrina Mortki-Blachère co-dirigent le casino.
Sandra Blachère et sa fille Sabrina Mortki-Blachère co-dirigent le casino.

Depuis un an, Sandra Blachère et sa fille Sabrina Mortki- Blachère dirigent le casino de Cayeux-sur-Mer. Après vingt-deux ans passés au comité de direction, Sabrina Mortki-Blachère a pris la relève de son oncle : « Reprendre sa suite était une évidence, assure-t-elle. Ce casino est une affaire familiale. » Après une longue période de fermeture, le casino de Cayeux-sur-Mer a rouvert en 1992. À l’époque, il faisait face à moins de concurrence qu’aujourd’hui : « Il y a huit casinos répartis sur 80 kilomètres, expliquent les dirigeantes. Le problème, c’est le contexte actuel. Les usines fermes, les retraites sont touchées… La période est vraiment difficile. »

Un parc machines renouvelé régulièrement

Alors pour se donner toutes les chances, la direction du casino sort ses atouts : « Macao, Las Vegas, Londres… nous faisons le tour du monde pour trouver des machines à sous dont nous avons l’exclusivité, confient-elles. Nous essayons de trouver ce qui ne se fait pas ailleurs et installer des machines qui ont des taux de redistribution importants, entre 85 et 99 %, qui sont autorisés par le ministère de l’Intérieur et la police des jeux. Les machines sont toujours très ludiques et donnent beaucoup de jeux gratuits. »

Le parc est composé de 50 machines, tous les trois mois de nouvelles entre en service. Elles fonctionnent avec des pièces, des billets ou des tickets. On trouve aussi des machines anciennes de poker une demande de la clientèle, locale, d’Amiens ou de Paris : « Nous voulons nous différencier des autres et rester à l’écoute de nos clients. Nous revenons de plus en plus aux rouleaux », précisent-elles.

Car chaque établissement a le droit de choisir sa politique en matière de gains : « Il est essentiel que les gens n’aient pas l’impression de remplir des boîtes vides. Ils sont là pour s’amuser et se distraire. Les mardis et mercredis, nous faisons tourner la roue. Ils peuvent gagner des parapluies, des repas, des bouteilles… »

Les amateurs de jeux de hasard peuvent aussi s’essayer à la boule 2000 : « C’est un de table plus facile d’accès que d’autres jeux comme le black jack », soulignent-elles. En hiver, une ou deux fois par mois des spectacles sont proposés le samedi soir. En été, c’est tous les samedis soirs. Le restaurant panoramique donne sur la mer. Une terrasse de 80 m² a été aménagée en 2013 face à la mer.

L’établissement est ouvert tous les jours dès 11 heures jusqu’à 1 heure du matin en semaine et en hiver et jusque 3 heures du matin le week-end et l’été. La ville de Cayeux a décidé de réduire de 12 à 10 % le montant du chiffre d’affaires qui doit lui être reversé : « C’est une bouffée d’oxygène qui va nous permettre de ne pas licencier et de continuer à investir », concluent les codirectrices de l’un des derniers casinos indépendants de France.