Duperrier industriecherche à embaucher

Installé à Pinon, ce sous-traitant de 2e, 3e et 4e rang de l’industrie aéronautique fabrique des flexibles, des vérins hydrauliques et des boulons de serrage à induction. Ayant modernisé ses moyens de production, l’entreprise, qui emploie 15 salariés en CDI, a besoin maintenant d’embaucher des opérateursrégleurs de machines à commandes numériques.

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L’entreprise fabrique et livre en France quelque 39 000 pièces par an.
L’entreprise fabrique et livre en France quelque 39 000 pièces par an.

 

Charles Colvez, ingénieur, dirige Duperrier industrie et préside la chambre de métiers de l’Aisne.
Charles Colvez, ingénieur, dirige Duperrier industrie et préside la chambre de métiers de l’Aisne.

Duperrier industrie affichera au 31 août 2012 un chiffre d’affaires de 2,1 M€. Si on le compare à celui que l’entreprise a déclaré à la même époque l’an passé (2010-2011), soit 1,8 M€ (1,6 M€ en 2009-2010), ce chiffre annuel témoigne d’une augmentation très sérieuse. De fait, « 2011-2012 est une année exceptionnelle pour nous dans la soustraitance de l’industrie aéronautique », affirme le chef d’entreprise et ingénieur Charles Colvez (par ailleurs président de la chambre de métiers de l’Aisne).

L’entreprise fabrique et livre en France quelque 39 000 pièces par an.
L’entreprise fabrique et livre en France quelque 39 000 pièces par an.

15 salariés en CDI
Duperrier industrie à Pinon emploie 15 salariés en CDI (auxquels s’ajoutent un intérimaire, un salarié en CDD et un stagiaire en formation), à la fabrication de pièces de raccord et de tuyaux flexibles des moteurs d’avion qu’assemblent Dassault aviation, Aerolia et d’autres constructeurs de l’aviation civile en France. « Aujourd’hui, il faudrait pour être très efficace que nous soyons une vingtaine dans l’entreprise, précise le chef d’entreprise. Il nous manque des salariés qualifiés, des opérateurs-régleurs sur machines numériques, de niveau bac professionnel. » Mais Charles Colvez a du mal à recruter dans l’Aisne. Il déplore malheureusement le fait « que les métiers de l’industrie n’ont plus la cote auprès des jeunes ». L’entreprise de Pinon a certes reçu pendant l’année scolaire des stagiaires venus du lycée technique Pierre-Méchain de Laon et effectué auprès de ces lycéens la promotion des activités techniques de Duperrier industrie. Mais aucun n’a été intéressé par l’entreprise, « chacun préférant s’orienter vers d’autres domaines que l’industrie sous-traitante ».
Il faudrait, pour satisfaire les besoins en embauche des entreprises à l’instar de Duperrier industrie, organiser dans l’Aisne une filière de formation spécifique. Elle garantirait aux stagiaires un emploi en CDI, à condition que ces stagiaires en formation puissent se déplacer facilement, rejoindre sans encombre leur lieu de formation technique à Saint-Quentin ou à Laon et les entreprises qui compléteraient leur formation pratique. Et il y a urgence dans l’Aisne à organiser cette filière en fonction des besoins spécifiques des entreprises locales. Dans la soustraitance industrielle, Duperrier industrie, par exemple, peut espérer pour l’année comptable qui s’ouvre une augmentation du chiffre d’affaires.

Modernisation
L’entreprise fabrique des pièces très techniques, à forte valeur ajoutée, en petites séries (une dizaine d’exemplaires) comme des vérins hydrauliques servant au serrage, vérins que Duperrier industrie étudie, conçoit et qui sont destinés aussi à l’industrie pétrolière ou énergétique. L’entreprise de Pinon fabrique de plus des boulons de serrage à induction. Un objet des plus techniques puisqu’il faut faire passer dans le boulon en question un champ magnétique, lequel chauffe à 170° C (jusqu’à 200° C) le corps du boulon, ce qui lui permet de s’allonger de 1 à 2 millimètres sur une distance d’un mètre. L’entreprise de Pinon peut fabriquer des pièces qui mesurent 500 millimètres de long ou qui attestent d’un diamètre de 200 millimètres. C’est dire ses capacités techniques et technologiques. Duperrier industrie a déjà investi voici deux ans quelque 400 000 € dans la modernisation de son parc de machines (centre de tournage à cinq axes). L’entreprise a investi à nouveau cette année 300 000 €, à la fois dans la poursuite de son plan de modernisation de sa production et dans une nouvelle organisation spatiale de ses 1 000 m² couverts (dont 600 m² d’ateliers, 300 m² de stockage et 100 m² de bureaux), en construisant sur place trois mezzanines offrant ainsi un apport de 50 m² supplémentaires.