Prendre part à la transformation numérique

Mi-septembre, deux membres des entreprises Manaps et Itéracode, en partenariat avec la Tech amiénoise et la CCI Amiens-Picardie, ont animé un atelier axé sur la transformation numérique des entreprises. L’objectif pour la vingtaine d’entrepreneurs présents : faire un point sur leur situation et identifier des axes de progression. L’informatique ne doit pas être un poste […]

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François Hesdin, vice-président de la Tech amiénoise, Aymeric Jessus et Christophe Laignel lancent la deuxième réunion autour de la transformation numérique.
François Hesdin, vice-président de la Tech amiénoise, Aymeric Jessus et Christophe Laignel lancent la deuxième réunion autour de la transformation numérique.

Mi-septembre, deux membres des entreprises Manaps et Itéracode, en partenariat avec la Tech amiénoise et la CCI Amiens-Picardie, ont animé un atelier axé sur la transformation numérique des entreprises. L’objectif pour la vingtaine d’entrepreneurs présents : faire un point sur leur situation et identifier des axes de progression.

L’informatique ne doit pas être un poste de coûts mais de profits », insiste Aymeric Jessus, cofondateur de Manaps, une entreprise amiénoise spécialisée dans les services managés, et animateur de la rencontre technique. « L’idée de ces réunions est de travailler ensemble sur votre propre transformation numérique, notre objectif est de vous donner accès à des outils qui vont vous permettre d’aller chercher des relais de croissance », ajoutet-il. Entre 12h et 14h, pour la seconde fois, un atelier technique est organisé dans les locaux de la CCI Amiens-Picardie. Ces rencontres ont pour but de « vulgariser » les choses, mais aussi « d’accompagner et de guider les entreprises du territoire dans leur réflexion profonde autour du numérique », explique Christophe Laignel, manager des pépinières et hôtels d’entreprises de la chambre consulaire.

Faire le point En préambule, Ayméric Jessus a rappelé les trois phases de progression : partir du socle informatique d’une entreprise, le remettre à niveau pour ensuite entamer sa révolution numérique. Benjamin Lampérier, cogérant d’Iteracode, une structure qui développe notamment des logiciels métiers, a quant à lui souligné l’importance de ne pas « perdre de temps » à cause de l’informatique. « Chaque année, on estime que 109 heures sont perdues par salarié », lance-t-il. Selon les deux animateurs, tout doit d’abord partir de la définition de la stratégie numérique. « Faites un point sur vos besoins et s’ils sont correctement ouverts avant d’identifier les ressources dont vous disposez. À partir de là, vous pouvez poser des objectifs quantifiés », pointe Aymeric Jessus. Dans la salle, les entrepreneurs (commerçants, gérants de PME, industriels…) prennent note. Tous ont compris les enjeux du numérique pour leur secteur d’activité. « Si un de vos salariés passe trois jours chaque mois sur un tableau Excel, demandez-vous s’il ne vaut pas mieux investir dans le développement d’un logiciel pour gagner du temps et de la productivité », lance Benjamin Lampérier.

Cinq domaines clés « Le but d’aujourd’hui est aussi de vous faire découvrir ce qu’il est possible de faire et de vous amener à entamer votre propre réflexion sur la transformation numérique », résume Benjamin Lampérier. « Avez-vous un site Internet, pour qui, pour quoi ? Quelle est votre visibilité sur le web ? Utilisez-vous des outils, gratuits ou non, pour améliorer vos performances sur Internet ? », interroge Aymeric Jessus. Afin de réaliser un diagnostic de la situation de chacun, les deux entrepreneurs ont élaboré un questionnaire en ligne auquel répondent en direct les chefs d’entreprises présents. Chacun aura le droit à un retour personnalisé d’ici quelques jours. « J’ai tapé le nom de mon entreprise sur un moteur de recherche et j’ai vu que tous mes produits n’étaient pas visibles. J’ai essayé de travailler sur les mots clés, mais ça me prend énormément de temps », confie un chef d’entreprise. Investir pour ne plus perdre de temps et être plus performant : c’est un peu le message véhiculé tout au long de cet atelier par les deux membres de la Tech amiénoise. « À chaque fois que vous avez répondu « je ne sais pas » à une question, il y a quelque chose à gratter », conclut Aymeric Jessus.