Le numérique gagne les communes avec Adico

Depuis 25 ans, l’association Adico accompagne les collectivités de l’Oise dans le numérique. À l’heure de la digitalisation massive et des obligations numériques, l’association isarienne est plus que jamais sollicitée. Le numérique aujourd’hui fait partie intégrante de nos vies. Oui, mais faut-il encore savoir l’utiliser. Dans les collectivités aussi la digitalisation des services a provoqué un chamboulement, presque traumatique pour certaines. […]

534
Le premier Salon du numérique territorial d’Adicoa eu lieu en février 2016. Le prochain aura lieu en mars 2017.
Le premier Salon du numérique territorial d’Adicoa eu lieu en février 2016. Le prochain aura lieu en mars 2017.
Le premier Salon du numérique territorial d’Adicoa eu lieu en février 2016. Le prochain aura lieu en mars 2017.
Le premier Salon du numérique territorial d’Adicoa eu lieu en février 2016. Le prochain aura lieu en mars 2017.

Depuis 25 ans, l’association Adico accompagne les collectivités de l’Oise dans le numérique. À l’heure de la digitalisation massive et des obligations numériques, l’association isarienne est plus que jamais sollicitée.

Le numérique aujourd’hui fait partie intégrante de nos vies. Oui, mais faut-il encore savoir l’utiliser. Dans les collectivités aussi la digitalisation des services a provoqué un chamboulement, presque traumatique pour certaines. « Au début, il y a 25 ans, nous aidions les communes dans leur informatisation, les ordinateurs venaient d’être créés, explique Emmanuel Vivé, directeur de l’Association pour le développement et l’innovation numérique des collectivités basée à Beauvais, aujourd’hui la donne a changé et nous accompagnons les communes dans leurs projets numériques. L’Adico a été créée à l’initiative des maires de l’Oise, du conseil général de l’Oise et de l’État. L’idée était simple mais visionnaire puisqu’ aujourd’hui nous accompagnons plus de 85% du territoire. Les collectivités, quelle que soit la taille, ont toutes besoin d’un accompagnement. Chaque année, nous enregistrons une hausse de 7 à 10% d’adhésion. » Le travail aussi s’est accru : l’association est passée de quelques salariés à une trentaine actuellement. Alors comment aider les collectivités ? Les communes volontaires adhérentes ont une assistance pour les logiciels métiers (comptabilité, paie, élections, etc.) installés par ADICO et un site Web de quatre pages créé. Les offres sont ensuite
variées. « Les compétences que nous avons en interne nous permettent de proposer des formations, des applications mobiles, du matériel informatique et un accompagnement dans les projets », continue d’expliquer le directeur de l’Adico.

Nouvelle technologies. À l’ère de la dématérialisation, l’Adico a dû s’adapter aux besoins et les anticiper. Elle propose notamment une « École de secrétariat de mairie » depuis quelques années, à travers son programme « Adico Institut ». Le but ? Former des personnes à ce poste qui demande aujourd’hui beaucoup de connaissances… en numérique. «Les communes vont devoir faire face à une dématérialisation massive et démultiplier des actions numériques et donc posséder des compétences en interne. Nous formons des demandeurs d’emploi, des agents en place depuis longtemps ou des agents qui viennent d’arriver », note Emmanuel Vivé. D’autres actions rythment le quotidien de l’association. Elle lance, par exemple, la numérisation des actes états civils des communes, à l’aide d’un groupement de commandes (350 000 au total), a déjà mis en place l’application « Alerte citoyens » dans les communes, ou travaille en ce moment sur le « Plan numérique à l’école » de l’État. Ce modèle Adico dans l’Oise a été repris dans une quarantaine de départements mais seule l’Adico Oise est restée sous forme d’association. «Nous avons un système en mutualisation et travaillons en partenariat avec les autres structure, note le directeur, nous accompagnerons les collectivités dans le grand enjeu de la dématérialisation qui va durer jusqu’en 2020. »

Virginie KUBATKO