Air Flash, pour s’envoler et vivre un rêve

Éric Lefebvre a longtemps travaillé pour l’Éducation nationale. Il y a 25 ans, il se lance dans l’activité de l’ULM, tout en conservant son métier, « par passion pour le vol » et avec l’envie de « devenir entrepreneur, avec la motivation de pouvoir faire grandir une société et accompagner mes salariés ». La société […]

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Avec Air Flash, Éric Lefebvre propose de multiples prestations aériennes.
Avec Air Flash, Éric Lefebvre propose de multiples prestations aériennes.

Éric Lefebvre a longtemps travaillé pour l’Éducation nationale. Il y a 25 ans, il se lance dans l’activité de l’ULM, tout en conservant son métier, « par passion pour le vol » et avec l’envie de « devenir entrepreneur, avec la motivation de pouvoir faire grandir une société et accompagner mes salariés ».

La société Air Flash, installée à Glisy près d’Amiens, propose de multiples prestations aériennes, allant des baptêmes de vols, jusqu’à la formation dans son école de pilotage. Le gérant le dit lui-même, il « vend du rêve », en répondant aux besoins et envies d’évasion de ses clients. La formation est précisément au cœur de l’activité de la société qui propose par ailleurs des voyages tout au long de l’année, jusqu’à 15 jours, comme un aboutissement donnant « corps à la formation ». L’école de pilotage et la formation aux brevets de pilote est peu contraignante. L’apprentissage pour un novice oscille entre 20 et 30 heures (40 heures pour le brevet d’hélicoptère). À l’issue de ce stage technique, un examen théorique est supervisé par les autorités. En moyenne, la clientèle est âgée de 50-55 ans que l’entrepreneur qualifie de « génération « Jules Verne » pour qui l’imaginaire prend le dessus, notamment aujourd’hui où on constate qu’on est plus dans le virtuel ». Il souligne qu’il « ne sert à rien d’être un virtuose, il faut simplement savoir prendre les bonnes décisions ». Air flash propose la vente d’ULM dont les prix varient entre 50 000 et 100 000 euros, et peuvent atteindre 150 000 euros pour un hélico ULM. Contrairement à l’aviation classique qui a besoin de nombreuses certifications, l’ULM est une activité très peu règlementée. C’est un système déclaratif, sans normes particulières à respecter, et sur lequel ne pèsent pas de « réelles contraintes étatiques ». « Un propriétaire d’ULM peut faire des réparations lui-même ». Cela s’applique au partenariat tel que celui noué avec la société Dynali dont Air Flash est actuellement l’importateur et le distributeur agréé.

Un marché stable, et des perspectives de renouvellement

Son entreprise fait partie des trois plus importantes en France, et le gérant ressent les autres acteurs du secteur comme des « partenaires »
avec lesquels il existe un respect mutuel. Air Flash emploie actuellement quatre salariés instructeurs, et compte embaucher un nouvel élément dans les mois à venir. L’entreprise dispose d’une flotte de cinq appareils (deux multi-axes, un autogire, un hélico et un pendulaire), régulièrement renouvelée (tous les six mois pour l’hélico et l’autogire). En 2015, le chiffre d’affaires, relativement stable, avoisine les 900 000 euros depuis trois ans, grâce, notamment à un « perpétuel renouvellement de notre activité ». Côté perspectives, le gérant souhaite poursuivre le développement de son activité, par exemple « en concevant et améliorant [se]s propres appareils ». D’autres créneaux annexes sont à saisir, comme il l’a fait en développant une formation pour l’utilisation de drones. L’idée c’est « d’élargir au maximum le panel » et de séduire un jeune public.