Risques professionnels en région, tableau contrasté

La Carsat Nord-Picardie et l’Assurance maladie Nord-Picardie ont publié les statistiques des risques professionnels en région. Si les accidents du travail ont diminué, ils demeurent plus importants dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie que sur le reste du territoire.

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Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les accidents de travail sont passés de 38,5 pour 1 000 salariés à 37,6 entre 2013 et 2014.
Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les accidents de travail sont passés de 38,5 pour 1 000 salariés à 37,6 entre 2013 et 2014.
Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les accidents de travail sont passés de 38,5 pour 1 000 salariés à 37,6 entre 2013 et 2014.
Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les accidents de travail sont passés de 38,5 pour 1 000 salariés à 37,6 entre 2013 et 2014.

Entre 2013 et 2014, les lignes ont bougé en ce qui concerne les risques professionnels*, avec des indicateurs à la baisse : moins d’incapacités permanentes (la somme des taux d’incapacité permanente pour 1 000 000 d’heures travaillées est passée de 14,7 à 14,1 entre 2013 et 2014), de maladies professionnelles et d’accidents de travail sont moins fréquents (ils sont passés de 38,5 pour 1 000 salariés à 37,6), ces derniers voient toutefois leur durée s’allonger et le taux de gravité (somme des jours d’arrêt pour 1 000 heures travaillées) a connu une hausse rapide, passant en l’espace d’un an de 1,49 à 1,56.

La région, notamment le Pas-de-Calais, est cependant plus touchée par les accidents de travail que les autres régions françaises, avec une baisse de leur fréquence plus lente, l’Indice de fréquence (IF) s’établit dans les deux régions à 37,6, avec une évolution de -2,5% entre 2013 et 2014 (-2,5% dans l’Aisne, -8,8% dans l’Oise et -7,9% dans la Somme).

Des secteurs diversement impactés

Certains secteurs sont plus concernés par la question, c’est le cas de la construction, les transports et l’entreposage (qui affiche l’IF le plus élevé, à 64,2 pour un indice de fréquence moyen à 37,6), l’hébergement et la restauration ainsi que la santé humaine et l’action sociale sont les secteurs les plus impactés par les risques professionnels. À l’autre bout du tableau, l’information et la communication, les activités financières et d’assurance et les activités immobilières, avec un IF de 9,5. Les maladies professionnelles – pour la plupart relevant des Troubles musculosquelettiques (TMS), dans 81% des cas – sont elles plus fréquentes dans l’industrie et la construction, ces deux secteurs affichent respectivement un IF de 5,8 et 5,9 pour une moyenne de 3,8. Fait nouveau : l’augmentation du nombre de troubles psychosociaux, reconnus depuis 2013 dans le cadre du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP), 24 cas ont été répertoriés en région. Côté structures, ce sont les Établissements de taille intermédiaire (ETI) les plus concernés par les accidents du travail.

En 2014, 57 729 accidents de travail avec première indemnisation – des sinistres avec un premier règlement de prestations en espèces consécutif à un arrêt de travail de 24 heures minimum, à une incapacité permanente ou à un décès – ont été répertoriés. Les blessures en portant, soulevant, se levant, déposant ou se baissant sont elles les plus nombreuses (à 24%), les violences, agressions et menaces ne représentent elles « que » 2% des circonstances des accidents de travail. La population la plus touchée : les moins de 30 ans, mais la gravité des accidents est plus conséquente chez les plus de 40 ans.

Ces accidents et maladies professionnelles ont évidemment un coût : 278 millions d’euros pour accidents de travail (contre 281 millions d’euros en 2013) et 262 millions d’euros pour les maladies professionnelles (260 millions d’euros en 2013).

*Les statistiques concernent uniquement les emplois salariés du Régime général. Ne sont pas concernés les emplois du Régime agricole, du RSI et, des régimes spéciaux ni ceux de la fonction publique (excepté le personnel contractuel).