Trois nouveaux juges au Tribunal de commerce d’Amiens

Lors de l’audience solennelle de rentrée au Tribunal de commerce d’Amiens, Martine Beaurain, la présidente, a souhaité la bienvenue aux trois nouveaux juges élus. Loïc Bernard, greffier, a quant à lui dressé le bilan de l’année écoulée.

1019
Martine Beaurain a souhaité la bienvenue aux trois nouveaux juges élus.
Martine Beaurain a souhaité la bienvenue aux trois nouveaux juges élus.

 

Martine Beaurain a souhaité la bienvenue aux trois nouveaux juges élus.
Martine Beaurain a souhaité la bienvenue aux trois nouveaux juges élus.

Nous sommes heureux d’accueillir trois nouveaux juges élus qui ont prêté serment devant les plus hautes autorités de la Cour le 10 décembre et qui sont installés aujourd’hui. » C’est en ces mots que Martine Beaurain, présidente du Tribunal de commerce d’Amiens, a souhaité la bienvenue à Patricia Malterre, Gérard Lavens et Pascal Deroussen. La première, titulaire d’une maîtrise de droit privé, a commencé la préparation du concours de l’école nationale de la magistrature avant de rejoindre son mari qui créait une entreprise – le tricotage Malterre – dans le secteur textile à Moreuil. Membre du Conseil économique et social qu’elle vient de quitter, Patricia Malterre a aussi implanté à Amiens un réseau de femmes dirigeantes, le club Diane. Gérard Lavens a quant à lui créé la société Nord Composites, située à Condé-Folie, qui fabrique des résines polyester commercialisées dans plus de 40 pays. Le troisième juge, Pascal Deroussen, a rejoint son père, agent général d’assurance à Poix avant de l’être lui-même et d’ouvrir une autre agence à Amiens. Premier agent MMA du nord de la France, il a développé une clientèle importante dans les collectivités territoriales et dans le monde professionnel. Tous trois viennent remplacer les départs de Serge Châtelain, Bernard Bruniau et Robert Théot.

Toujours autant de liquidations
L’audience solennelle de rentrée était également l’occasion de faire le point sur l’activité statistique de l’année écoulée. En dépit de la crise, une diminution du nombre des procédures collectives a été observée. Elles sont passées de 446 en 2012 à 417 l’année dernière, mais affectent un nombre de salariés beaucoup plus important (2 227 contre 1 620, soit une hausse de 37%), « à tempérer cependant par le fait du prononcé d’une seule procédure d’entreprise employant plus de 800 salariés », a expliqué le greffier Loïc Bernard. Le nombre de liquidations judiciaires directes à la demande des débiteurs est toujours aussi élevé : 289 sur 417, soit 69%, contre 283 sur 447 en 2012, soir 63%. Celui des procédures de sauvegarde a sensiblement diminué, passant de 20 à 14 en 2013. L’activité purement contentieuse est en revanche considérée sans changement notable puisque pour 284 affaires nouvelles en 2012 strictement contentieuses hors procédures collectives, 299 ont été enrôlées en 2013, pour faire place à un reste à juger sans délibéré de 303 affaires contre 282 en 2012, soit une augmentation sensible de 7%. L’activité soutenue des juges commissaires dont les ordonnances au contradictoire ont été maintenues (968 contre 931, soit une hausse de 4%).