Amiens Métropole dresse un premier bilan sur les emplois d’avenir

Alors qu’elles lancent en ce moment une deuxième vague de recrutements d’emplois d’avenir, la ville d’Amiens et Amiens Métropole dressent le bilan de la première initiée en décembre.

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Gilles Demailly dresse un bilan positif de la première vague d'emplois d'avenir.
Gilles Demailly dresse un bilan positif de la première vague d'emplois d'avenir.

 

Gilles Demailly dresse un bilan positif de la première vague d'emplois d'avenir.
Gilles Demailly dresse un bilan positif de la première vague d'emplois d'avenir.

Fin 2012, Gilles Demailly, maire d’Amiens et président d’Amiens Métropole, lancait une première vague de recrutement d’emplois d’avenir : « Je considère qu’il était important de mobiliser les associations et l’ensemble des élus autour de ce dispositif pour répondre à la problématique de l’emploi des jeunes. C’est pourquoi je m’étais engagé à procéder à une centaine de recrutements d’ici à la fin 2013. » En décembre, 35 postes avaient ainsi été proposés par les deux collectivités.

Insertion à long terme
A l’heure actuelle, 27 jeunes, dont plus de la moitié proviennent de Zones urbaines sensibles (ZUS), sont en poste. Certains ont déjà pris leurs fonctions, les autres débutent le 21 mai. Tous ont signé un contrat d’une durée de trois ans avec la collectivité qui les emploie. « A la différence des emplois jeunes, les emplois d’avenir visent à favoriser l’insertion à plus long terme dans les collectivités », explique Gilles Demailly. Pour cela, chaque jeune bénéficie d’un accompagnement personnalisé et d’une formation adaptée. L’Etat prend en charge 75 % du salaire, mais les coûts de formation, de logistique et de tutorat restent à la charge de la collectivité. « C’est un effort financier mais ça vaut le coup ». Le maire estime que la motivation est donc une qualité primordiale, « tant pour le bon fonctionnement des services que dans l’intérêt même des jeunes, afin de ne pas les mettre en échec après le recrutement ». C’est pourquoi plusieurs postes de correspondants de rue sont restés vacants lors de la première vague : « On investit dans la durée, c’est un pari sur l’évolution des métiers. On veut donc s’assurer que les candidats aient bien compris la mission qui leur est confiée. »
Suite à la première vague de recrutements, la ville a reçu 431 candidatures. Celles-ci ont dans un premier temps été examinées par Pôle Emploi, qui vérifie leur éligibilité. La Mission locale insertion formation emploi du grand Amiénois (MLIFE) assure ensuite leur suivi. « C’est une structure qui connaît bien les jeunes. Elle fait un travail remarquable », poursuit Gilles Demailly. Les candidatures n’ayant pas été retenues pour les emplois d’avenir ont été transmises à d’autres organismes. Le maire tient donc à ce que ce dispositif soit maintenu pour les prochaines sessions.