Jeunes dirigeants

Un binôme pour la nouvelle présidence du CJD Hauts-de-France

À compter du 1er juillet, Nathalie Barbet-Baker et Laurent Martinez, chefs d'entreprise isariens, sont les nouveaux visages du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Hauts-de-France, durant deux ans. Créer du lien et privilégier la proximité seront leurs objectifs... dans une période post-crise qui n'est pas encore terminée. Ensemble, ils favoriseront les pratiques vertueuses.

Laurent Martinez et Nathalie Barbet-Baker seront à la tête du CJD Hauts-de-France pendant deux ans.(c)CJD Hauts-de-France
Laurent Martinez et Nathalie Barbet-Baker seront à la tête du CJD Hauts-de-France pendant deux ans.(c)CJD Hauts-de-France

Picardie la Gazette : Cette co-présidence est une première. Pourquoi avoir choisi ce fonctionnement ?

La présidence de région au CJD est un poste bénévole, pendant deux ans. C’est un engagement prenant, si on veut se mettre au service des jeunes dirigeants et créer des événements fédérateurs et apprenants. Nous ne serons pas trop de deux. De plus, nous sommes très complémentaires, et avons plaisir à travailler ensemble. En tant que dirigeants, nous sommes souvent seuls à prendre des décisions. Pouvoir les partager dans l’environnement associatif est vraiment un plus.

Le CJD accompagne les dirigeants dans leurs problématiques quotidiennes. Au niveau régional, quel est son rôle ? Et quels seront vos objectifs ?

Notre principal objectif est de créer du lien entre les dirigeants des Hauts-de-France, pour favoriser l’échange de pratiques vertueuses, l’entraide et l’apprentissage. Le CJD a pour objectif de faire grandir les dirigeants. Nous sommes là pour créer les conditions favorables à cet épanouissement. C’est ce que nous allons nous employer à faire pendant deux ans, en favorisant des liens forts, des rencontres avec les acteurs locaux de l’économie, en mettant en œuvre des actions simples et concrètes pour créer du lien avec la jeunesse, et le monde du handicap. Et en organisant des temps entre entrepreneurs, en favorisant la solidarité auprès de ceux qui ont été fortement impactés par la Covid.

La crise de la Covid-19 a fortement impacté tant le tissu économique que le moral des dirigeants. Les deux prochaines années seront guidées par ce contexte ?

Bien sûr. Nous allons devoir reconstruire ce que la crise a fait vaciller. Économiquement, bien sûr, mais pas que. Nos engagements sont aussi sociaux, sociétaux et écologiques. Nous garderons ce cap. La Covid nous a obligés à repenser nos modèles, et parfois, cela a été vertueux, ou nous a obligé à franchir des étapes que nous aurions mis beaucoup plus de temps à passer en temps normal. Nous allons être attentifs pour nous assurer que chaque dirigeant du réseau se sent bien dans son métier, et si besoin l’aider à se sentir mieux. Nous avons plein d’outils pour cela. En particulier, nous pouvons mobiliser rapidement plusieurs chefs d’entreprise pour aider celui ou celle qui doit prendre une décision clé pour sa structure. Ce qui compte pour nous, c’est qu’aucun JD ne se sente isolé au quotidien.

Concrètement, comment allez-vous procédez pour conforter cette proximité ?

Nous avons créé trois nouveaux postes dans le bureau de région. Trois personnes qui seront en charge d’animer un réseau plus petit, de trois à cinq sections, géographiquement proches, qui pourront organiser des événements, des formations, des temps d’échange et de travail ensemble. Nous comptons vraiment sur eux pour être en proximité. Nous avons aussi une référente "Pépite". Parce qu’au CJD, il y a de nombreuses entreprises très innovantes. Et lorsqu’une innovation marche pour l’un, il est très probable qu’elle marche aussi pour d’autres. Notre référente "Pépite" va aller enquêter sur le terrain puis accompagner le partage de bonnes pratiques. C’est valorisant pour celui ou celle qui a eu la bonne idée et extrêmement riche pour ceux qui la reçoivent.

La responsabilité de l'entreprise est importante pour le CJD. Quel regard portez-vous sur les enjeux de l'entreprise aujourd'hui, et celle de demain ?

L’un des premiers enjeux pour moi est d’accueillir les jeunes dans l’entreprise. Ils sont notre futur. Ces derniers mois ont été compliqués pour eux, et certains arrivent inquiets sur le marché du travail, après un cursus scolaire compliqué par la Covid. Notre responsabilité est de faire tout notre possible pour les aider à réussir cette entrée dans le monde du travail, à les former à nos enjeux à venir, et à donner du sens à leurs missions. Nous souhaitons une entreprise inclusive, responsable face aux enjeux sociétaux et climatiques. Et qui est économiquement sereine. C’est ambitieux, et c’est ce vers quoi nous tendons chaque jour.

Le CJD : cap vers le climat

Ce sera le grand thème ces prochaines années : le climat. Comment être plus écologique tout en essayant de relancer l'économie ? Comment sortir la tête de l'eau sans dépenser plus dans les solutions qui préservent l'environnement ? Ce seront les grands questions sur lesquelles le CJD Hauts-de-France mais aussi les CJD locaux et nationaux travailleront.

Comme au CJD de Compiègne - avec son nouveau président Baptiste Amato : une fresque du climat a été créée. Au programme ? Des menus orientés végétariens, du covoiturage plus régulier et un rayonnement sur les enjeux climatiques pour propager la bonne parole.