Picardie la Gazette

La Maison Millau met en valeur la région

Ylan et Erwan Millau dans le décor fait main de la boucherie.

Ylan Millau, 23 ans, a racheté l’unique boucherie de Chaulnes. Son rêve, depuis l’âge de dix ans, était d’avoir un commerce, faire ce métier, et dans cette ville, étant originaire d’un village très proche. À 16 ans, il a commencé son CAP de charcutier-traiteur qu’il a obtenu, puis a fait un CAP boucher avec la mention complémentaire de traiteur, soit quatre ans d’études. Ses efforts ont payé : il a été élu Meilleur apprenti de Picardie en 2015. Son premier job, il l’a obtenu dans une boucherie à Amiens, tout en ouvrant une micro-entreprise de service traiteur, dans la Haute-Somme. Une aubaine qui lui a permis d’avoir un apport pour acquérir le commerce de Chaulnes.

Aujourd’hui, la Maison Millau emploie cinq personnes en CDI et un apprenti. « Le service traiteur est de plus en plus apprécié, la clientèle augmente de jour en jour. Ce sont beaucoup de particuliers, des communes, des comités des fêtes, des entreprises, des foyers de vie. Mon frère Erwan, 21 ans, mon père et nos employés contribuent à ce succès et à la réputation de l’établissement. Nous faisons beaucoup de fabrication maison, à commencer par le jambon, mais aussi boudin noir et blanc, andouilles, plats à emporter. Aujourd’hui, il est rare qu’un traiteur fasse du ″maison″. Les clients viennent de 25 kilomètres à la ronde », confie Ylan Millau. La viande provient de bêtes choisies avec grand soin et élevées dans les Hauts-de-France.

Un accompagnement réussi

Yvan Millau s’est tourné vers les acteurs économiques de la région et a été suivi et aidé par le réseau Initiative Somme ainsi que la Chambre de métiers et de l’artisanat. Il a bénéficié d’un prêt d’honneur à 0%, remboursable sur cinq ans, après avoir monté son dossier pendant cinq mois et défendu son projet devant des chefs d’entreprise, des banquiers et des comptables. Pour sa première année, Ylan Millau est très satisfait du chiffre d’affaires réalisé. Son projet immédiat est d’ouvrir une seconde boucherie dans les environs.

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