Nettoyage professionnel

PMS a su s’adapter pour faire face à la crise

Cyril Deligny a repris à Saint-Quentin la société de nettoyage professionnel PMS en 2006. Aujourd’hui, avec l’appui de ses deux collaboratrices, le responsable dirige également PNS qui propose un service de nettoyage aux particuliers. La période de confinement a été l’occasion pour l’équipe de renforcer la communication déjà existante au quotidien.

Pour l’équipe, les conditions particulières de l’activité en période de confinement auront permis de resserrer les liens.

À la tête des entreprises de nettoyage professionnel PMS, et de services aux particuliers PNS, Cyril Deligny porte sur la gestion de l’activité durant la période de confinement un regard plutôt positif. Le dirigeant ainsi que ses deux collaboratrices, Lucie Préaux et Cindy Lagrange, ont pu demeurer actifs à leur poste de travail, parce que « notre travail ne permet pas le télétravail », explique Cindy Lagrange. Mais c’est surtout aussi par respect pour les 36 salariés, qui eux non plus n’ont pas cessé le travail ou très peu. « Nous avons perdu entre 30 et 40% du chiffre d’affaires sur la période de confinement mais je n’ai eu que très peu recours au chômage partiel. Nous nous sommes organisés pour donner du travail aux salariés, chez les professionnels mais aussi chez les particuliers qui ont maintenu leur contrat. Le poste le plus difficile a été pour les laveurs de vitres car, quand bureaux et commerces sont fermés, ils ne peuvent pas intervenir. Grâce à nos clients qui se sont montrés conciliants, nous sommes parvenus à décaler des prestations effectuées d’ordinaire l’été », explique le dirigeant.

« Nous nous sommes organisés pour donner du travail aux salariés, chez les professionnels mais aussi chez les particuliers qui ont maintenu leur contrat« 

De leur côté, les deux collaboratrices racontent que les « 15 premiers jours de confinement » ont été difficiles  parce que « les clients ont fermé et que l’ambiance dans le bureau était calme ». Elles ont pris bien quelques jours de congés à tour de rôle mais « nous n’avons jamais été confinées », insistent-elles.

Lucie Préaux a maintenu le contact avec les clients pour être en capacité de réagir et d’anticiper les besoins.

 

Dès que l’activité a pu reprendre, « nous avons essayé d’anticiper les besoins de désinfection des locaux de nos clients. Nous avons dû solliciter un fournisseur supplémentaire pour obtenir des produits désinfectants spécifiques, mettre les procédures de sécurité en place, pour nous comme pour les agents, rédiger une note pour les salariés sur ce qui devait être désinfecté dans les bureaux où les salariés intervenaient », se remémore Lucie Préaux. Sans oublier les matériels et produits divers tels que les gels hydroalcooliques à fournir. « Nous avons dû réceptionner les commandes et assurer les livraisons rapidement, les clients attendaient les produits », se souviennent encore les deux collaboratrices. Le dirigeant complète cette analyse en précisant que « chaque tâche nous a pris plus de temps, nous avons effectué la prévention par la discussion. Le travail au quotidien a nécessité de communiquer plus et autrement entre nous », même si, ponctue Lucie Préaux, « nous communiquons déjà beaucoup. Le type d’activité que nous exerçons l’exige, nous n’avons pas chacune une tâche spécifique ».

« En tant que chef d’entreprise, il faut comprendre et réagir »

Un autre regard sur le métier

« Donner un sens au travail des agents dans l’ombre », l’équipe a pu constater que la période de confinement a mis en lumière le métier d’agent d’entretien d’ordinaire relégué au rang des « invisibles ». « Leur mission est essentielle à la non propagation du virus, le risque, ils l’ont pris plus que nous », insiste Cyril Deligny. « D’ordinaire quand un client appelle, c’est souvent pour se plaindre. Là, c’était différent. Le métier a été valorisé et les agents eux-mêmes l’ont ressenti », racontent les membres de l’équipe. En interne, les salariés ont apprécié que l’entreprise leur assure des heures de travail avec toutes les mesures de protection nécessaires. Du côté du dirigeant, l’implication des agents a été reconnue et s’est concrétisée par le versement « d’une prime », souligne Cindy Lagrange.