ADEME

S’impliquer dans la Rev3 pour booster son pouvoir d’achat

L’agence de la transition écologique ADEME a investi 80 millions d’euros dans la région en 2019. L’enveloppe a contribué à améliorer le quotidien des habitants sur bien des sujets. En 2020 et malgré la crise économique et sanitaire en cours, l’Ademe ne compte pas relâcher ses efforts.

Un avenir vert est en construction.(c)Treenabeena

Cette année, le bilan 2019 de l’Ademe a été rendu de manière dématérialisée, notamment en présence de son directeur régional, Hervé Pignon, et de Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France. Le comité d’orientation régional est revenu sur l’ensemble de ses actions menées pour répondre aux défis du réchauffement climatique, de l’épuisement des ressources énergétiques et de la création de l’emploi. Tout un programme qui a mobilisé une enveloppe de 80 millions d’euros sur l’année.

Plus de la moitié a été consacrée à quatre projets de recherche et développement via le programme d’investissement d’avenir. Le reste a été distribué au profit du fonds « Chaleur » – dans le but d’en favoriser la production renouvelable (15,2 millions d’euros) -, du fonds « Déchets et économie circulaire » (4,5 millions d’euros) et l’appel à projets « Vélo et territoires » dont 23 communes ont été lauréates. Autant d’actions qui auront maintenu 360 emplois dans les Hauts-de-France, et créé 117 autres.

Augmentation du pouvoir d’achat

L’implication de l’Ademe dans la Rev3 incite les citoyens à diminuer leur impact écologique, mais pas seulement : elle vise aussi à augmenter leur pouvoir d’achat. À titre d’exemple, les 500 familles roubaisiennes ayant participé au challenge « zéro déchet », impulsé par l’agence, déclarent avoir économisé en moyenne 1 000 euros chacune sur une année. En finançant l’installation d’un boîtier écoconduite, l’Ademe a aussi permis aux utilisateurs d’économiser 200 euros de carburant par an. Tandis que l’appui de dossiers de rénovation énergétique de logements auprès de la Région s’est traduit en moyenne par une économie de 1 031 euros par an sur les factures. « L’impact économique de ces opérations représente l’équivalent d’un treizième mois », se félicite le comité.

Mais l’investissement de l’Ademe ne se révélerait pas efficace sans la bonne volonté des territoires ciblés par ses actions. L’année dernière, au sein du Scot Flandre-Dunkerque, la communauté urbaine de Dunkerque et la communauté de communes des Hauts-de-Flandre ont signé un Contrat d’objectifs pour la territorialisation de troisième révolution industrielle (COTTRI). Cet engagement porte sur des aménagements cyclables supplémentaires d’ici 2023, la gestion des eaux pluviales en zones des pieds de coteaux, et l’objectif de 50% d’approvisionnement en bio et local dans la restauration collective.
La communauté de communes du Sud-Artois et la communauté de communes du Saint-Quentinois se sont, quant à elles, impliquées dans le Regal (Réseau d’évitement du gaspillage alimentaire).

Trois nouveaux CTE

En 2020, la crise sanitaire pourrait ralentir l’avancée des projets, mais l’Ademe Hauts-de-France compte tout faire pour assurer la continuité de leurs missions et garantir le versement des aides. La Rev3 veut également conquérir de nouveaux territoires. Ce sera le cas avec trois nouveaux CTE (Contrats de transition écologique) identifiés dans le Grand-Amiénois, le Pôle d’équilibre territorial du Sud de l’Aisne et la communauté d’agglomération du Boulonnais.

L’actualité poussera l’agence de transition écologique à être toujours plus présente auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, afin de lui suggérer des mesures permettant une économie plus résiliente sur le long terme. Cela passera par le soutien de l’innovation sur des thématiques phares, telles que la bioéconomie, l’économie circulaire et la mobilité décarbonée.


L’agriculture régionale solidaire et mobilisée

En rappelant que : « Dans cette crise, l’agriculture est là pour vous », le groupe des Chambres d’agriculture des Hauts-de-France a affiché sa solidarité avec tous les Français en cette période difficile, soulignant que l’agriculture est évidemment un secteur stratégique. Premier maillon de la chaîne alimentaire, les agricultrices, agriculteurs et salariés agricoles répondent ainsi présents pour assurer l’alimentation à nos concitoyens. Reprenant les mots du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume « Sans eux, sans leur travail quotidien, dans les champs, dans leurs fermes, pas de matière première, pas de produits transformés, pas d’aliments, ni animal, ni végétal, ne peut parvenir dans nos assiettes », le communiqué recommande ainsi de « consommer des produits de saison, de nos territoires, des produits sains et de qualité transformés ou non, issus d’une agriculture reconnue pour la qualité et la variété de ses produits. » Cependant, la crise sanitaire impacte fortement la main d’œuvre des exploitations agricoles et le secteur a besoin de toutes les forces vives pour passer le cap de la crise du Covid-19. Une demande de mobilisation* auprès des exploitants agricoles qui est aussi l’occasion de recréer du lien, de la proximité, de l’échange. Les chambres d’agriculture des Hauts-de-France soulignent enfin que « la région Haut-de-France a une agriculture diversifiée et territoriale qui peut et doit répondre, aujourd’hui pendant cette crise mais aussi demain, aux besoins de tous ».

*Pour aider les agriculteurs, vous pouvez vous inscrire sur le site : https://desbraspourtonassiette.wizi.farm/

Une communication pour la solidarité.