Boulangerie

Protection renforcée pour le réseau Ange

Le réseau des boulangeries Ange a équipé depuis le début de la crise sanitaire ses salariés pour continuer à assurer son activité en toute sécurité.

Le personnel est équipé de visières de protection et de gants.

Créé en 2008 en Provence, le réseau Ange compte aujourd’hui 155 enseignes, dont quatre en Picardie – à Soissons, Saint-Quentin, Creil-Saint-Maximin et Nogent-sur-Oise – et onze dans le Nord-Pas-de-Calais (à Calais, Liévin, La Sentinelle, Petite Forêt, Neuville-en-Ferrain, Roncq, Bondues, Croix, Wattignies, Lazennes et Seclin). Le concept de ces boulangeries installées en périphérie des villes et à proximité des bassins d’activités : bousculer les codes de la boulangerie traditionnelle, avec un concept modernisé (espace café) et une offre diversifiée (snacking toute la journée) à prix attractifs. Et pour continuer à fabriquer et vendre du pain, le réseau a mis au point avec l’entreprise Oxy – implantée à Aubagne -, une visière anti-projections en polycarbonate transparent. Un dispositif complété par le port des gants obligatoires en vente, avec changement et lavage des mains toutes les 30 minutes, gel hydroalcoolique en caisse, désinfection accrue, le service à la pince (déjà en vigueur avant l’épidémie), etc. Pour limiter le temps d’attente et privilégier le click & collect, les clients sont également invités à télécharger l’application Ange depuis leur smartphone.

Protocoles et équipements de protection

Franchisé des enseignes de Soissons (une cinquantaine de places assises) et Saint-Quentin (55 places), Nicolas Damery emploie au total 25 personnes – 16 dans sa boutique de Soissons et neuf dans celle de Saint-Quentin, qu’il a due fermer au début du confinement faute de clientèle suffisante. « Notre position à Soissons est beaucoup plus visible, nous avons donc pu y poursuivre l’activité, même si elle a diminué de moitié. Nous avons dû adapter nos horaires [la boulangerie est ouverte de 7 h à 19 h du lundi au samedi, contre 6 h 30/ 20 heures en temps normal] et revoir l’effectif, une partie de l’équipe a été mise au chômage partiel », explique-t-il. Comme les autres franchisés, Nicolas Damery a mis en place des solutions matérielles pour protéger ses salariés et clients : les visières de protection qui se clipsent sur les casquettes, le service à la pince avec gants et le port du masque ou de la visière pour le personnel en production.

« Nous travaillons aussi via notre application et avec notre partenaire Uber Eats pour les livraisons, complète le dirigeant. Au début du confinement, beaucoup de commandes étaient effectuées par ces deux biais, mais aujourd’hui, les clients se déplacent de nouveau plus volontiers en boulangerie. Les gens viennent chez nous se faire plaisir, et de voir nos protocoles et équipements de protection les rassurent je pense : il y a un sens d’entrée et de sortie, l’ensemble de nos points de contact sont désinfectés toutes les heures… Nos salariés sont eux aussi rassurés d’être protégés. »

Si Nicolas Damery a vu son chiffre d’affaires chuter au début de la crise à -50/ -60%, il estime que cette baisse n’est aujourd’hui « que » de l’ordre de -30/ -40%. « Économiquement, c’est plutôt rassurant et cela permet de limiter les dégâts. »


Le réseau Ange en France

  • 155 boulangeries (dont 140 franchisés).
  • 2 283 salariés.
  • 171 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019.