Le secteur fait recette en Hauts-de-France

Selon un rapport de l’Observatoire économique de la défense publié en août dernier, 2,5 millions de visiteurs sont venus découvrir les lieux de mémoire sur le territoire. Une bonne dynamique que les acteurs locaux souhaitent pérenniser. En 2018, les sites mémoriels ont accueilli 13,7 millions de visiteurs au niveau national. À eux seuls, les Hauts-de-France […]

Près de 35 000 Australiens se sont rendus sur des lieux mémoriels en Hautsde-France en 2018.

Selon un rapport de l’Observatoire économique de la défense publié en août dernier, 2,5 millions de visiteurs sont venus découvrir les lieux de mémoire sur le territoire. Une bonne dynamique que les acteurs locaux souhaitent pérenniser.

En 2018, les sites mémoriels ont accueilli 13,7 millions de visiteurs au niveau national. À eux seuls, les Hauts-de-France ont séduit 18,1% d’entre eux, soit une hausse de 3% par rapport à 2017. Un succès qui s’explique notamment par les commémorations liées au Centenaire. L’enjeu aujourd’hui pour les professionnels du tourisme est de pérenniser cette bonne dynamique mais aussi de faire de ces lieux des portes d’entrées vers la découverte des territoires.

 « Après un long cycle de commémorations, le tourisme de mémoire entre aujourd’hui dans une nouvelle phase, confirme Jean-Philippe Gold, directeur régional du Comité régional du tourisme Hauts-de-France avant d’ajouter : La question est de savoir comment l’on passe d’une logique commémorative à une logique de faiseur de paix, avec une dimension universelle. »

Prolonger l’engouement

Trois profils ont été identifiés par les professionnels du tourisme : les visiteurs animés par une envie de commémoration personnelle, les scolaires qui se déplacent dans un cadre éducatif et ceux qui cherchent une expérience immersive. « Lorsque l’on visite la carrière de Wellington ou la Caverne du dragon, on s’interroge nécessairement sur ce qu’on pu ressentir les soldats », souligne Jean-Philippe Gold. Les grands sites mémoriaux se sont d’ores-et-déjà adaptés aux nouvelles attentes du public. Grâce au numérique et aux applications, ils sont en capacité à présent de présenter une nouvelle vision des conflits, plus interactive. Une tendance qui ne devrait pas s’essouffler. « Les offres touristiques vont nécessairement s’enrichir avec des contenus plus variés, plus personnalisables », analyse d’ailleurs Jean-Christophe Gold.

Développer l’offre

Pour pérenniser l’engouement suscité par ce patrimoine, les acteurs locaux souhaitent aujourd’hui proposer d’autres expériences en lien direct avec le territoire. « Le tourisme de mémoire est un point d’entrée, mais il faut maintenant imaginer des manifestations sportives, culturelles qui rassemblent. Quand le golf de Querrieu organise le Golf Memorial Trophy au moment de l’Anzac Day, nous sommes dans une logique commémorative conjuguée au plaisir de la fraternité », poursuit le directeur du CRT qui, avec ses équipes a pour projet de mettre en place une antenne en 2020 dédiée aux marchés plus lointains comme l’Australie et la Nouvelle Zélande. « Cela va nous permettre de créer un lien avec des tours opérators comme nous l’avons déjà fait à l’attention des marchés indiens et chinois », dit encore Jean-Christophe Gold.