Le conseil régional encourage l’achat local

En 2017, les élus du Conseil régional ont adopté une résolution définissant une nouvelle politique d’achat afin de faciliter l’accès de la commande publique aux entreprises locales. « Jusqu’ici la commande publique était un acte purement juridique. Nous avons souhaité qu’elle devienne un levier économique pour accompagner les entreprises et l’emploi régional », explique Aurore […]

En 2017, les élus du Conseil régional ont adopté une résolution définissant une nouvelle politique d’achat afin de faciliter l’accès de la commande publique aux entreprises locales.

« Jusqu’ici la commande publique était un acte purement juridique. Nous avons souhaité qu’elle devienne un levier économique pour accompagner les entreprises et l’emploi régional », explique Aurore Colson, conseillère régionale déléguée à l’économie circulaire. La Région s’est donc mobilisée pour faciliter le plus possible l’accès à ses appels d’offres aux TPE et PME du territoire. Pour cela une nouvelle « culture de l’achat public » a été initiée. En 2018, le conseil régional des Hauts-deFrance a passé 458 appels d’offres pour un total de 227 millions d’euros.

Instaurer un dialogue

« Nous avons commencé par instaurer un dialogue et des temps d’échanges avec les entreprises. L’objectif était de créer des liens mais aussi de démystifier les appels d’offres puisque beaucoup pensent encore que les marchés de la Région ne sont pas pour eux », détaille-t-elle. Des Matinales de la commande publique ont été organisées pour provoquer des rencontres entre acheteurs et entrepreneurs. L’occasion pour les acteurs économiques de se faire connaître et de mettre en avant leurs atouts. « Nous avons aussi très vite souhaité simplifier nos procédures pour permettre au plus grand nombre de participer. La dématérialisation des réponses est un bon exemple. Nos acheteurs et l’ensemble des directions ont aussi été sensibilisés sur ce sujet », poursuit Aurore Colson. Ainsi, la rédaction des offres se fait désormais de manière plus fine, avec notamment des découpages par allotissements sectorisés pour les marchés travaux ou des clauses de réactivité plus développées. « Il faut trouver le bon équilibre entre le respect de la règlementation et le souhait d’être un acheteur acteur de son environnement économique et social », résume l’élue.

Un impact visible

Depuis la mise en place de cette nouvelle politique d’achat, le conseil régional a pu constater une hausse des réponses mais aussi un impact visible sur le territoire. « 90% des marchés ont été attribués à des entreprises locales, là où nous étions plus à 70% avant ce changement de philosophie », note Aurore Colson. Outre l’aspect purement économique, la Région a instauré des clauses sociales depuis 2016. Celles-ci ont permis l’utilisation de 134 000 heures d’insertion. « Depuis 2 ans, 239 personnes ont également été recrutées, dont la moitié sont des jeunes de moins de 26 ans. »