Au plus proche des territoires régionaux

Avec près d’un milliard d’euros de prêts signés en 2018 sur l’ensemble des Hauts-de-France, la Banque des territoires maintient son rôle d’opérateur, d’accompagnateur et financeur de projets structurants sur la région. Empreinte territoriale de la Caisse des dépôts, la Banque des territoires affiche son orientation au service des territoires et de l’intérêt général. C’est le […]

Avec près d’un milliard d’euros de prêts signés en 2018 sur l’ensemble des Hauts-de-France, la Banque des territoires maintient son rôle d’opérateur, d’accompagnateur et financeur de projets structurants sur la région.

Empreinte territoriale de la Caisse des dépôts, la Banque des territoires affiche son orientation au service des territoires et de l’intérêt général. C’est le cas dans les Hautsde-France avec deux directions déléguées de la Banque des territoires (Lille et Amiens), pour plus de 70 salariés. Du conseil en ingénierie en passant par des prêts ou de l’investissement en fonds propres, la Banque des territoires se veut à la fois un conseiller, un financeur mais aussi un opérateur. En 2018, ce ne sont pas moins de 27,8 millions d’euros qui ont été investis en fonds propres sur l’ensemble de la région, 907 millions d’euros de prêts signés et 37,3 millions d’euros versés au titre du Programme investissement d’avenir (PIA). « En injectant 1 million d’euros, ce sont 7 à 8 millions qui seront injectés sur le territoire », précise Gaëlle Velay, directrice régionale Hauts-de-France.

L’intervention de la Banque des territoires revêt plusieurs caractères : rendre les territoires plus inclusifs, plus durables, plus connectés et plus attractifs. Cela peut passer par la prise de participation au sein d’entreprises, à l’image de l’entrée au capital d’Intent Technologies (Euratechnologies) qui analyse en temps réel les données d’un bâtiment pour en améliorer la qualité des services, du co-financement de l’application « Tu Captes ?« , en lien avec la Région Hauts-de-France, pour mesurer la qualité effective de la couverture des réseaux téléphoniques sur l’ensemble du territoire ou encore de l’investissement d’1,35 million d’euros dans la centrale solaire Sun’R à Cambrai (60 300 m2 de panneaux, 37 000 panneaux qui couvrent la consommation électrique d’une ville de 10 000 habitants). « L’année 2018 a été l’occasion de développer l’attractivité des cœurs de ville et des territoires d’industrie, d’agir en faveur du plan pauvreté et de favoriser un aménagement équitable des territoires », poursuit Gaëlle Velay. D’où la mobilisation de l’organisme en faveur du bassin minier et de Sambre Avesnois Thiérache. En mars 2019, la Banque des territoires a signé un accord cadre avec l’ensemble des EPCI du bassin minier, après avoir déjà engagé 800 millions d’euros sur les cinq dernières années. Un engagement qui se matérialise par une trentaine d’études d’accompagnement en expertise, 16 projets en cours d’études de financements mais aussi l’entrée au capital du bailleur social Maisons et cités par l’opérateur CDC Habitat. Le financement de bailleurs sociaux pour accélérer la réhabilitation de leurs parcs est un enjeu important pour la Banque des territoires, qu’elle a aussi mis en place avec Oise Habitat pour la réhabilitation de 300 logements à Montaraire, par un prêt accordé de 5,5 millions d’euros. En 2018, la Banque des territoires a ainsi financé la construction de plus de 7 000 logements sociaux neufs et la réhabilitation de 23 500 logements sociaux et places d’hébergement.

L’attractivité des territoires en ligne de mire…

C’est notamment le cas avec le financement aux côtés de Malakoff Médéric, du projet d’hôtel Okko, à l’ancien emplacement des Galeries Lafayette, rue de Béthune à Lille de la reconstruction du Forum à Lille qui regroupera 1 400 agents du Département du Nord mais aussi un programme immobilier mixte de 30 000 m² , ou encore d’un accord de partenariat avec Amiens et Amiens Métropole pour développer l’attractivité du territoire, qui passe notamment par le financement par un prêt de 17 millions d’euros de l’ensemble universitaire de la Citadelle.

… Ainsi que la lutte contre les fractures territoriales

Partenaire du programme national « Action cœur de ville », la Banque des Territoires mobilise au plan national 1,7 milliard d’euros (700 millions d’euros en prêts, 900 millions d’euros en investissements et 100 millions d’euros en crédits d’ingénierie) : en région, 23 villes moyennes ont signé une convention-cadre et bénéficient ainsi de l’accompagnement de la Banque des territoires. « Notre rôle ? Lutter contre les fractures territoriales. C’est notre feuille de route en Hautsde-France. On connaît les indices de précarité régionaux et nous sommes dans un accompagnement en amont des collectivités, pour ensuite nous positionner comme financeurs d’opérations. Smart city, espaces commerciaux, revalorisation de friches… Nous nous adaptons à la collectivité locale », poursuit Gaëlle Velay. La Banque des territoires est aussi mobilisée sur le programme « Territoires d’industrie », lancé en novembre 2018 avec un montant d’environ 100 millions d’euros par an d’ici à 2022, afin d’investir sur fonds propres dans les 136 projets des territoires, dont 13 dans les Hauts-de-France (Amiens Albert-Méaulte, Beauvaisis, Boulonnais-Calaisis, Saint-Quentinois-Tergnier…).