Expobiogaz, une première à Lille

Le salon du gaz renouvelable Expobiogaz s’est tenu du 12 au 13 juin à Lille Grand Palais. Une première qui sera renouvelée l’année prochaine, tant la région joue un rôle important dans la filière du biométhane. Le salon Expobiogaz avait déjà réuni 3 653 professionnels du gaz renouvelable, l’année dernière, à Strasbourg. Pour sa huitième […]

L’année dernière, le salon Expobiogaz avait eu lieu à Strasbourg.

Le salon du gaz renouvelable Expobiogaz s’est tenu du 12 au 13 juin à Lille Grand Palais. Une première qui sera renouvelée l’année prochaine, tant la région joue un rôle important dans la filière du biométhane.

Le salon Expobiogaz avait déjà réuni 3 653 professionnels du gaz renouvelable, l’année dernière, à Strasbourg. Pour sa huitième édition, Expobiogaz a choisi de s’installer à Lille Grand Palais. Cette première dans la région tombe sous le sens. Avec leurs onze sites d’injection de biométhane, les Hauts-de-France sont en effet la première région productrice de gaz renouvelable.

Des opportunités professionnelles

Bien qu’il ait été précurseur, le territoire a de moins un moins le monopole de la production de biométhane. D’après Mathilde Garret, chef de produit biométhane chez GRTGaz, le Grand-Est et la Nouvelle-Aquitaine suivent de près la région dans le classement des zones les plus productives. Cette tendance a d’ailleurs été remarquée dans les allées du salon : seuls 10% des exposants étaient issus des Hauts-de-France. En tout, 260 acteurs de la filière biométhane étaient derrière leurs stands pour parler business. Pour cause, le nombre de sites de production de gaz renouvable devrait décupler ces prochaines années. Et avec lui, le nombre d’emplois créés. Si bien que pour la première fois depuis l’existence du salon, un espace emploi et formation a été pensé. D’ici 2030, l’Association technique énergie environnement estime que la filière générera 10 000 emplois directs et que 60 000 emplois indirects seront créés. Les directives de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vont aussi dans ce sens : pour atteindre son objectif des 6 TWh de biogaz produit par an d’ici 2030, l’activité devra forcément s’accélérer. L’ensemble des 588 installations de méthanisation en fonctionnement dans l’Hexagone représentent aujourd’hui une capacité de production de 1,4 TWh par an. Grâce aux nouveaux projets d’installation de sites, GRDF estime que la capacité de production atteindra les 1,8 TWh par an d’ici la fin 2019. Un chiffre encourageant, mais qui reste bien loin des prévisions de la PPE.