Commerce international : la couverture de change, une nécessité

Dans le contexte de son développement une entreprise sera à un moment donné confrontée au commerce international que ce soit à l’import ou à l’export. Le trade ne se limite pas aux opérations de sécurisation des paiements telles que les crédits documentaires ou les garanties internationales, en effet la thématique du change représente un enjeu […]

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Dans le contexte de son développement une entreprise sera à un moment donné confrontée au commerce international que ce soit à l’import ou à l’export. Le trade ne se limite pas aux opérations de sécurisation des paiements telles que les crédits documentaires ou les garanties internationales, en effet la thématique du change représente un enjeu important pour les entreprises françaises, et ce à l’import comme à l’export. Différents niveaux de « Couverture de change » existent et doivent être connus afin de se prémunir de la volatilité du marché des changes.

1er niveau : disposer d’un compte en devise, ce qui pourrait paraître une évidence ne l’est pas forcement. En effet, avoir un compte dans la devise de la transaction bancaire permet de recevoir les devises et/ou d’effectuer un virement au débit de ce compte. Cela évite les opérations de «change automatique» sur lesquelles le client n’a aucune possibilité d’action.

2e niveau :  le change comptant, ce type d’opération permet de réaliser l’achat ou la vente de devises contre de l’€uro sous 48 heures (le délai cambiste) et ainsi de disposer des fonds rapidement afin de réaliser un virement par exemple.

3e niveau : le change à terme simple. Nous entrons ici «réellement» dans les couvertures de change. Le change à terme permet de prendre une position longue sur le marché, c’est-à-dire que le client peut acheter au jour J des devises qu’il percevra plus tard à un cours défini. Ce type d’opération permet de bloquer un cours à échéance tout en ne mobilisant pas de trésorerie immédiatement. La composition de ce type de cours est la suivante :

Cours du jour + report ou – déport = cours à terme Attention toutefois une opération à terme ne peut être annulée, en revanche on peut effectuer des levées anticipées (utilisations avant le terme) ou des reports (report de la couverture à une date ultérieure), mais dans ce cas le cours sera différent de celui de départ.

3e niveau bis : le change à terme figé, sur le même principe que le change à terme simple. Il permet de bloquer une enveloppe de devises à l’achat ou à la vente mais avec un cours qui sera le même en cas de levée (achat) ou de livraison (vente) anticipée à la différence du terme classique

 4e niveau : les couvertures de change structuré (terme accumulateur, options vanille etc…), cette typologie de couverture permet, au-delà de se prémunir de risque de change, d’améliorer des cours via des positions dynamiques. Il faut garder à l’esprit que ce genre de couverture comporte des risques de sous-couverture ou de sur-couverture.

De manière générale, il faut avoir conscience que le change est à prendre en compte dans la stratégie commerciale, pour la préservation de la marge, mais qu’il peut être également un atout pour décrocher des marchés.