Bilan positif pour BGE en 2018

Le réseau d’aide à la création d’entreprise, qui accompagne de plus en plus de personnes dans leur parcours, se diversifie et multiplie ses actions. En 2018, il a aussi mis l’accent sur la formation des dirigeants et salariés et la sensibilisation à l’entrepreneuriat dans les collèges et lycées du département. « Beaucoup de personnes nous […]

Benoît Durant est directeur territorial Somme.

Le réseau d’aide à la création d’entreprise, qui accompagne de plus en plus de personnes dans leur parcours, se diversifie et multiplie ses actions. En 2018, il a aussi mis l’accent sur la formation des dirigeants et salariés et la sensibilisation à l’entrepreneuriat dans les collèges et lycées du département.

« Beaucoup de personnes nous considèrent encore comme une association qui accompagne uniquement les futurs dirigeants dans leur création d’entreprise mais depuis deux ans, nous sommes bien plus que cela », indique Benoît Durant, directeur territorial Somme de BGE, au lendemain de l’assemblée générale qui a eu lieu dans les locaux de Groupama, l’un des plus proches partenaires du réseau. En 2018, BGE a en effet diversifié ses actions sur le territoire, pour un accompagnement et un suivi global. « Nous sommes un outil de développement économique local. Notre objectif, c’est bien sûr d’aider les entrepreneurs à se lancer, à développer leur activité, mais aussi de créer une dynamique vers l’emploi ».

Former, sensibiliser

Pour cela, BGE a développé son offre de services en mettant notamment l’accent sur la formation professionnelle. « Depuis bientôt trois ans, nous disposons de notre propre centre de formation. L’EME-TPE s’adresse aux entrepreneurs, dirigeants, salariés et de manière plus large à toutes les personnes qui souhaitent développer ou acquérir de nouvelles compétences. Nos formations vont du niveau Bac à Bac +3, couvrent des domaines très variés, sont qualifiantes et certifiantes », se félicite Benoît Durant. La plus sollicitée est celle axée sur la création ou la reprise d’entreprise. En 2018 dans la Somme, sur les 120 stagiaires acceuillis dans le centre de formation, 90 ont ainsi fait le choix d’intégrer le parcours «Construire et conduire un projet entreprenarial». Les 30 autres ont suivi des modules pour devenir formateurs d’adultes ou ont opté pour la «Mallette du dirigeant» (comptabilité, analyse financière, web et e-commerce, marketing, droit du travail etc.). BGE a également mis en place, en partenariat avec le conseil régional, des actions pour sensibiliser les collégiens et lycéens à l’entrepreneuriat. « L’objectif c’est de montrer à ce public qu’il existe aussi cette voie là », explique le directeur de BGE Somme. Cette opération, qui a mobilisé 38 chefs d’entreprises, a permis de rencontrer 2011 jeunes dont 24 établissements en 2018.

Autre nouveauté, BGE s’implique également pour sensibiliser, toujours en milieu scolaire, les élèves aux métiers dits en tension (hôtellerie, services à la personne) par le biais de visites d’entreprises en Picardie Maritime et bientôt à Amiens.

Prévenir les difficultés

Grâce à une convention avec le conseil départemental, BGE accompagne désormais également les bénéficiaires du RSA indépendants et immatriculés depuis moins de cinq ans. « Nous avons suivi 58 personnes en 2018. Avec elles, nous sommes à la frontière entre l’économie et le social mais c’est très intéressant », ajoute Benoît Durant. Cette action permet de poser un diagnostic de leur activité dans toutes ses dimensions (administratives, commerciales, financières) afin de mesurer et proposer des axes d’amélioration pour développer leur chiffre d’affaire et in fine, leur revenu. À terme, but est que ces personnes retrouvent une autonomie financière. Pour 2019, les objectifs de BGE sont de poursuivre les actions déjà engagées et de continuer à soutenir la création et reprise d’entreprise. « Nous avons également à cœur de relancer notre club qui n’était plus très actif ces derniers temps. L’accès est gratuit, le principe est classique : on réseaute dans la convivialité. Nous souhaitons aussi développer notre couveuse et nos partenariats afin de fluidifier les échanges et ainsi faciliter l’accompagnement des dirigeants », conclut Benoît Durant.