Malt’in, l’innovation pour une bière locale

Créée en 2005, par un noyau de personnes dont le président était Philippe Doyen, Ascodero a été rachetée en 2016 par la société ETIA, basée à Compiègne, dont l’activité est la valorisation de déchets, en fonction de la demande du client qui veut produire de l’énergie (gaz, électricité etc…) exportée dans de nombreux pays, dont […]

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© Région des Hauts-de-France

Créée en 2005, par un noyau de personnes dont le président était Philippe Doyen, Ascodero a été rachetée en 2016 par la société ETIA, basée à Compiègne, dont l’activité est la valorisation de déchets, en fonction de la demande du client qui veut produire de l’énergie (gaz, électricité etc…) exportée dans de nombreux pays, dont l’Afrique. Philippe Saget est président des deux entreprises. ETIA travaille actuellement le projet Race for water, une fondation qui a un bateau fonctionnant à l’énergie solaire. Il repère tous les déchets plastiques et les récupère afin de nettoyer la mer. Ascodero conçoit et réalise des machines de production adaptées spécialement aux activités. Il ne fait jamais deux fois la même machine. Claude Dejour est arrivé en novembre 2015, avec ses compétences en mécanique, automatismes, électricité. Philippe Marié, patron de la brasserie de Domart-en-Ponthieu, avait le projet d’une micro malterie et cherchait une entreprise pour industrialiser son projet. Ascodero, intéressé par ce concept, a donc recruté Clément Dujour : « Il y a aujourd’hui de plus en plus de micro brasseries, nous sommes passés de 145 en 2000 à plus de 1 000 en 2018, dont un très grand nombre dans les Hauts-de-France. Le produit que nous avons développé s’appelle Malt’In et est en phase de commercialisation. Les brasseurs souhaitent désormais utiliser l’orge locale. »

UN MARCHÉ, UN BESOIN

Pour faire de la bière, il y a deux étapes primordiales : le maltage et le brassage. Malt’In permet au brasseur de malter lui-même les céréales de son choix. « La machine est peu encombrante, autonome. Le grain est chargé, et huit à dix jours après, le malt peut être brassé une fois reposé. Le brasseur a la main sur la machine, ce qui lui permet de produire sa propre recette de malt et ses propres spécificités qui donnent le caractère final à la bière », explique Clément Dujour. 600 bouteilles de bière ont déjà été fabriquées. Malt’In permet de traiter jusqu’à 300 kilos d’orge. La machine permet aussi de suivre au jour le jour la transformation de l’orge. Elle est également brevetée en raison de ses points innovants. Cette invention a été financée par BPI France à hauteur de 60%. Son prix de vente sera en dessous de 100 000 euros. Ascodero est une équipe de 18 personnes. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 2 700 000 euros en 2018.