LES HAUTS-DE-FRANCE, PREMIÈRE RÉGION AGRICOLE DE FRANCE

Les Hauts-de-France, ce sont plus de 27 300 exploitations, une place de leader dans de nombreux domaines agricoles et agroalimentaires, et un engagement fort dans la valorisation des filières de qualité. Rappelons que la France est la première puissance agricole d’Europe. Le Salon international de l’agriculture en est une belle illustration. Le label qualité est […]

Xavier Bertrand et Alain Bahuchet sur le stand des produits régionaux.

Les Hauts-de-France, ce sont plus de 27 300 exploitations, une place de leader dans de nombreux domaines agricoles et agroalimentaires, et un engagement fort dans la valorisation des filières de qualité. Rappelons que la France est la première puissance agricole d’Europe. Le Salon international de l’agriculture en est une belle illustration.

Le label qualité est le maître-mot des Hauts-de-France pour ce 56e Salon international de l’agriculture. Chaque jour sur le stand, les producteurs viennent parler de leurs engagements et de leurs passions, le tout mis en valeur lors d’ateliers dirigés par des cuisiniers régionaux. Dix-sept exposants sont présents, sur l’espace restauration, plus de 1 200 repas seront servis par les élèves du lycée Le Corbusier de Soissons. La journée Région du 26 février a été l’occasion de découvrir les différents produits sous Signes officiels de la qualité et de l’origine (SIQO).

PRODUITS DU TERROIR DE QUALITÉ

Ceux-ci, partie intégrante du patrimoine alimentaire, constituent une garantie officielle pour les consommateurs en termes d’aliments de qualité, typiques ou élaborés dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. Ils permettent en outre de maintenir les emplois dans le territoire, et notamment dans les zones rurales. De nombreux produits de nos terroirs – miel de tilleul de Picardie, fromages, bières, gaufres fourrées, champagne, le Maroilles, les Prés salés de la baie de Somme, etc. – sont en vente dans la boutique des marques Terroirs Hauts-de-France et Saveurs en Or. C’est aussi la journée de la pêche et des labels rouges. Les pêcheurs d’Étaples ont proposé des dégustations, les lycées Charles-de-Gaulle de Compiègne, Le Corbusier de Soissons, le lycée agricole du Quesnoy sont aux cuisines pour la restauration. « Si le salon est tourné vers le grand public et l’alimentation, les Hauts-de-France sont principalement tournés vers l’agroalimentaire, alors que la manifestation s’affiche comme le plus grand marché des produits du terroir, avec des productions locales encore trop méconnues », rappelle Alain Bahuchet, de la chambre régionale d’agriculture.

Les Hauts-de-France sont champions du monde pour l’endive et le leader européen pour la betterave à sucre et la pomme de terre. Au pays de Bonduelle, la région est sur la première marche nationale pour de nombreux légumineux. 27 000 exploitations proposent des produits régionaux portant un label. Les exposants sur le stand Hauts-de-France en vendent entre 90 et 100. Le label rouge propose 600 produits en légumes, viandes, charcuteries, salaisons, fromages, laitages. « La qualité des sols fait que les Hauts-de-France se sont naturellement orientés vers les grandes cultures toute l’année. Et le nombre de demandes de conversion en bio est significatif », explique Jean-Luc Poulain, président de la chambre d’agriculture de l’Oise et du salon de l’agriculture. « En dix ans, les exploitations en bio ont quasiment triplé (721 fermes). Mais la région reste loin derrière la moyenne nationale, avec seulement 3% des fermes et 1,24% de terres cultivées en bio contre 6% en France. »

COMPLÉMENTS DE REVENUS ET NOUVEAUX DÉBOUCHÉS

Environ 2 700 exploitations des Hauts-de-France ont choisi d’exercer une activité para-agricole, soit 10% du total des exploitations de la grande région. Les moins de 30 ans sont les plus intéressés et attirent un jeune chef d’exploitation sur cinq, car ce type d’activités connexes fait souvent partie de leur projet d’installation. Elles réalisent du travail à façon pour le compte d’autres exploitants : 23% font de l’agritourisme – gîte rural, camping, ferme équestre, etc. – 19% transforment des produits vendus en circuit-court (pâtés, conserves, confiture, volailles prêtes à cuire, viande en caissettes) et 9% produisent de l’énergie, comme la méthanisation. Un grand nombre de start-up développent des solutions innovantes pour assister les agriculteurs dans leurs tâches et leur manière de travailler.

Les dernières innovations technologiques ont pour objectif d’améliorer leurs conditions de travail, un gain de temps, de la précision pour l’exploitation et l’environnement. Agrikolis, basé à Lille a créé un réseau européen de distribution de produits lourds et volumineux. Il est constitué de 1 500 points relais, situés dans des hangars agricoles et gérés par les agriculteurs.

Grâce à leur matériel de manutention et à leur surface de stockage, ils distribuent les produits encombrants directement aux consommateurs, à moindre coût et au plus proche de leur habitation. Cela est aussi une autre source de revenus.

En cette journée d’inauguration, le président Xavier Bertrand a rendu un hommage appuyé aux agriculteurs, éleveurs et pêcheurs. « Sommes-nous assez efficaces dans notre soutien à la filière ? Ce salon est aimé par le public, mais le reste de l’année, paysans et pêcheurs sont oubliés. La région a aidé la filière lait il y a trois ans, mais en fait on joue les pompiers de service et ce n’est pas la solution. On doit être un architecte dans cette région très diverse et bâtir des stratégies d’avenir. Nous travaillons avec notre voisine, la région Grand Est, car en unissant nos forces, on peut être plus efficace. En ce qui concerne la pêche, on va mettre un système en place pour éviter les problèmes avec les pêcheurs anglais et leur pêche électrique. Il y a aussi la PAC à maintenir pour garder la sécurité et la souveraineté alimentaire. Seule l’Europe peut être régulateur. »