Comparer les entreprises

Dernière grande famille de méthodes, l’évaluation comparative permet de comparer la valeur d’une entreprise à celles d’autres entreprises similaires. Elle est courante dans le secteur de l’artisanat, de l’immobilier, de l’hôtellerie et de la restauration. Pour évaluer une entreprise, on peut aussi la comparer aux autres, et se référer aux transactions passées. Avec l’évaluation comparative, […]

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Dernière grande famille de méthodes, l’évaluation comparative permet de comparer la valeur d’une entreprise à celles d’autres entreprises similaires. Elle est courante dans le secteur de l’artisanat, de l’immobilier, de l’hôtellerie et de la restauration.

Pour évaluer une entreprise, on peut aussi la comparer aux autres, et se référer aux transactions passées. Avec l’évaluation comparative, l’entreprise va être valorisée à partir d’un échantillon de sociétés qui lui sont similaires en termes d’activité et de performance. Prenons le cas d’une société cotée en Bourse et valorisée par le marché à 30 millions d’euros. Si, par exemple, l’entreprise a réalisé un bénéfice de 3 millions d’euros, sa valeur est de 10 fois son bénéfice. Ce multiple du bénéfice est appelé PER «price earning ratio» ou P/E. En faisant la moyenne du PER d’autres sociétés cotées similaires, on obtient ainsi un multiple moyen, par exemple 8,5. On applique ensuite ce multiple à l’entreprise que l’on souhaite évaluer. Ainsi, une entreprise qui a réalisé un résultat net de 5 millions d’euros sera alors estimée à 5 × 8,5 = 42,5 millions d’euros. On peut aussi utiliser d’autres multiples, comme des comparables de chiffre d’affaires, des comparables sur résultat d’exploitation, etc. Bien sûr, cette méthode ne pourra être appliquée qu’aux entreprises bien établies, avec un chiffre d’affaires déjà conséquent et du résultat.

DES SECTEURS PRIVILÉGIÉS

Pour les artisans, ou entrepreneurs dans le domaine de la restauration ou de l’hôtellerie, les méthodes comparatives peuvent aussi être utilisées. On s’appuiera cette fois sur la cote des fonds de commerce similaires, à travers un seul indicateur, le chiffre d’affaires. Cette méthode permet de trouver un juste milieu entre l’acheteur et le vendeur, ce dernier ayant souvent tendance à surévaluer son fonds de commerce. Et bien évidemment, cet outil comparatif est essentiel dans l’immobilier, où les prix sont fixés en fonction du prix au mètre carré pratiqué dans un même quartier. Bien que les méthodes comparatives présentent plusieurs avantages, notamment leur facilité de mise en œuvre et leur rapidité, tout en permettant une évaluation en adéquation avec le marché réel, elles doivent souvent être panachées avec d’autres analyses de la valeur. En effet, les fourchettes de montants obtenues peuvent parfois être très larges. De plus, les flux financiers futurs ne sont pas pris en compte avec ce mécanisme.