Protéger le littoral picard

Fondé dans les années 1970, le syndicat mixte baie de Somme grand littoral picard a pour mission d’aménager la côte tout en préservant ses particularités, son économie et ses activités touristiques. Il gère aussi différents sites. Bras armé du département, de 18 communes, deux communautés de communes et une communauté d’agglomération, le syndicat mixte baie […]

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Fondé dans les années 1970, le syndicat mixte baie de Somme grand littoral picard a pour mission d’aménager la côte tout en préservant ses particularités, son économie et ses activités touristiques. Il gère aussi différents sites.

Bras armé du département, de 18 communes, deux communautés de communes et une communauté d’agglomération, le syndicat mixte baie de Somme grand littoral picard est un acteur incontournable de la côte picarde. Il a une mission d’aménageur, tout en continuant à protéger et à valoriser ses espaces naturels sensibles en tenant compte des développements économiques et touristiques.

Trouver un compromis

« C’est ce qui fait la réussite de notre structure, résume Bruno Dalle, son directeur. Il faut trouver un compromis entre un milieu fragile tout en essayant de maintenir des activités comme l’agriculture, la chasse… Tout est une question d’équilibre pour ne pas mettre sous cloche le territoire. On se bat tous les jours pour être opérationnels et avancer sur nos opérations. Par exemple, nous avons acquis une certaine compétence pour aller chercher des financements pour les communes. » Le syndicat mixte assure notamment la gestion du trait de côte : épis (comme sur la plage de Cayeux-sur-Mer), digues, ouvrages de protection… Il a aussi un rôle de gestionnaire de plusieurs sites touristiques comme le parc ornithologique du Marquenterre à Saint-Quentin-en-Tourmont, les jardins de Valloires à Argoules, le musée Picarvie à Saint-Valery-sur-Somme… qui enregistrent 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Ils occupent 200 salariés privés. Le syndicat, lui, compte 50 salariés de la fonction publique. L’une des plus belles réussites est le site de Belle Dune Pierre et Vacances (1998) à Fort-Mahon avec ses 500 maisons.

Le moulinet à Ault

D’autres projets l’attendent dans les prochains et les prochaines années, comme une Zac de 4,5 hectares à Quend qui comptera notamment des logements avec des commerces en rez-de-chaussée. Les travaux sont prévus l’an prochain. À Ault, 7 hectares seront aménagés au Moulinet, qui offre une vue unique sur la ville et la mer. Un centre culturel ouvrira l’an prochain : « Cela rassurera les investisseurs sur l’appel à projets touristique concernant le château », assure Bruno Dalle. Des logements individuels et collectifs sortiront aussi de terre. Sept millions d’euros vont être investis pour imperméabiliser les réseaux et Ault afin que les eaux de ruissellement n’atteignent plus la falaise et cesse de l’éroder. Quarante kilomètres de pistes cyclables devraient également être réalisées dans les prochaines années entre Mers-les-Bains et le Pas-de-Calais. Le label Grand site de France qui vient d’être renouvelé pour six ans est aussi une fierté pour le syndicat mixte. En effet, ce réseau travaille à améliorer les conditions de protection, de réhabilitation et de gestion active du paysage, à mieux accueillir ses visiteurs, à générer un développement local durable et bénéficiant aux .habitants.