PRÉSENTATION DE FRENCH IMPACT

Le haut-commissaire à l’Économie sociale et solidaire et à l’Innovation sociale est venu présenter le label French Impact à la Condition publique de Roubaix, fin octobre. Christophe Itier en a profité pour vanter le dynamisme de la région en matière d’économie sociale et solidaire. « L’Économie sociale et solidaire (ESS) représente 10% du PIB. Pourtant, […]

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Le haut-commissaire à l’Économie sociale et solidaire et à l’Innovation sociale est venu présenter le label French Impact à la Condition publique de Roubaix, fin octobre. Christophe Itier en a profité pour vanter le dynamisme de la région en matière d’économie sociale et solidaire.

« L’Économie sociale et solidaire (ESS) représente 10% du PIB. Pourtant, cette économie est insuffisamment reconnue et lisible dans sa capacité de transformation », juge Christophe Itier. Devant des acteurs régionaux de l’ESS, le haut-commissaire auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire est venu mettre en lumière ce nouvel outil. « L’idée est de foisonner les initiatives, de les sourcer et de les porter à une échelle plus grande pour essaimer ces solutions sur différents territoires. » Lancée en début d’année par le gouvernement, l’initiative French Impact a pour but d’accélérer l’innovation solidaire aussi bien financièrement que sur des aspects réglementaires. « On aimerait bien que l’initiative soit dotée, puisque l’enjeu est de booster l’ESS à hauteur d’un milliard d’euros sur le quinquennat. D’ici la fin de l’année, 250 millions d’euros seront alloués sur des financements publics. » Le dispositif compte déjà 22 projets sélectionnés.

L’ESS, PARENT PAUVRE DES FINANCEMENTS PUBLICS

Pour Peggy Robert, présidente de la CRESS (Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire) Hauts-de-France, « la région compte de plus en plus d’acteurs. Le secteur est dynamique avec, notamment, plus de 200 000 emplois non délocalisables. L’ESS représente autant que le secteur automobile, a résisté à la crise économique de 2008, et pourtant, elle reste le secteur le moins doté. » En plus d’être un label, French Impact veut être un coup de pouce administratif. « Nous allons mettre en place un fonds d’amorçage pour aider au développement des petites entreprises dans les trois premières années de leur vie, explique Christophe Itier. Les aspects réglementaires, de par leur complexité, représentent une perte de temps absolu pour les entrepreneurs et détériorent la capacité d’innovation. » C’est pourquoi le haut-commissaire propose de déployer partout en France, et particulièrement dans les territoires labellisés, des « hackeurs publics » : « Il s’agit de fonctionnaires qui travaillent dans les institutions et qui vont constituer un réseau représentant les institutions publiques. Ils devraient permettre un gain de temps. » Inspiré de la French Tech, French Impact entend fédérer une communauté et valoriser la diversité des acteurs de l’innovation sociale. Il se veut un accélérateur national. « Dans notre pays, il y a un certain nombre de problèmes structurels depuis des décennies. Dans les territoires, l’ESS s’associe à des collectifs, à des petites entreprises, pour imaginer des réponses innovantes. Nous sommes dans la logique du dernier kilomètre. »