Legrand a séduit Debflex

Legrand, leader mondial de l’électricité, va acquérir l’entreprise Debflex de Feuquières-en-Vimeu. Une aubaine pour la PME qui va pouvoir continuer de croître tranquillement à l’international et se pérenniser. Debflex, qui a fêté cet été ses 70 ans d’existence, va entrer au capital d’une des entreprises cotée au CAC 40 : Legrand, le leader mondial de […]

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C’est une fierté pour la société de rejoindre un grand groupe.

Legrand, leader mondial de l’électricité, va acquérir l’entreprise Debflex de Feuquières-en-Vimeu. Une aubaine pour la PME qui va pouvoir continuer de croître tranquillement à l’international et se pérenniser.

Debflex, qui a fêté cet été ses 70 ans d’existence, va entrer au capital d’une des entreprises cotée au CAC 40 : Legrand, le leader mondial de l’électricité. L’entreprise exporte dans 180 pays et est implantée dans 90 pays. Cela fait de longs mois que la direction de Legrand a engagé des négociations avec Debflex, 125 salariés, spécialisée notamment dans la conception et la fabrication de prises et d’interrupteurs (10 millions d’unités par an). La marque Debflex sera conservée.

DE NOUVELLES PERSPECTIVES

L’entreprise de Feuquières-en-Vimeu est reconnue pour son design, son packaging et son « meilleur rapport qualité/prix ». Ses principaux clients sont les magasins de bricolage, ses produits sont proposés dans quasiment toutes les enseignes en France, et de négoce de matériaux, qui ont des surfaces de vente grand public. L’entreprise collabore aussi pour un tiers de son activité avec plusieurs enseignes nationales et exportant également pour concevoir et/ou produire sous leur marque distributeur. Par conséquent, elle a dû s’ouvrir à l’export (Portugal Russie, Espagne…) qui représente 10% de son chiffre d’affaires d’environ 35 millions d’euros par an : « Nous avons plus de 6 000 produits référencés, explique Jean-Éric Riche, l’actuel PDG. Cela va permettre à Legrand de proposer des produits qu’il n’a pas à son catalogue. Cela lui apporte aussi des parts de marchés et des perspectives de développement. »

Fils du fondateur de l’entreprise Jean-Édouard Riche, le PDG, assure que vendre était la meilleure des solutions pour le devenir de la société : « Il y a un besoin d’adapter l’organisation commerciale au niveau français et européen. Au bout d’un moment, les marchés de massification européens deviennent difficiles à assurer pour des PME qui sont sont condamnées à grossir. Or, cela demande beaucoup de moyens pour être présents par exemple à l’étranger. En s’appuyant sur le leader, c’était une des façons de suivre ce mouvement là », argumente t-il. Le segment des travaux de bricolage est porteur en France comme en Europe : « Les particuliers bricolent de plus en plus. Certains gros bricoleurs n’hésitent pas à installer eux-mêmes des tableaux électriques. Nous essayons de rendre nos produits les plus faciles possible à installer », confie Jean-Éric Riche. Dans les prochains mois, 3 000 m2 supplémentaires vont enrichir les 10 000 m2 de bâtiments. Ils vont être consacrés à de la logistique. Ce qui va permettre à l’entreprise de quitter des locaux loués sur Abbeville et de tout regrouper en un même lieu.