UNE BROCANTE PERMANENTE À ABBEVILLE

Ancienne salariée dans la grande distribution, Mathilde Gouesbier vient de créer une activité originale à Abbeville. Elle propose à ses clients de louer des étagères pour se débarrasser de ce qu’ils ne veulent plus porter ou voir chez eux. À peine ouverte, déjà complète. Lancée début septembre, La Brocante Permanente d’Abbeville n’a plus emplacement à […]

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L’équipe de La Brocante Permanente.

Ancienne salariée dans la grande distribution, Mathilde Gouesbier vient de créer une activité originale à Abbeville. Elle propose à ses clients de louer des étagères pour se débarrasser de ce qu’ils ne veulent plus porter ou voir chez eux.

À peine ouverte, déjà complète. Lancée début septembre, La Brocante Permanente d’Abbeville n’a plus emplacement à louer. Les 143 étagères ont trouvé preneurs. Le concept, importé d’Allemagne et de Finlande, est original. Il a déjà été développé en Bretagne. Mathilde Gouesbier la gérante en a eu connaissance en regardant un magazine à la télévision.

SIMPLICITÉ

Les vendeurs louent une étagère sur trois niveaux d’1,50 mètre. Ils disposent d’une penderie de 30 cm. La location est fixée à 15 euros la première semaine. Pour les suivantes, les tarifs sont dégressifs… 75% de la valeur des ventes est remis au déposant. « Les gens n’ont pas besoin de se lever à 5 h 30 un dimanche et de risquer de passer la journée sous l’eau comme pour une réderie classique, explique Mathilde Gouesbier. Je ne m’attendais pas à un tel succès. Le bouche à oreille fonctionne bien. Nous vendons en moyenne 250 objets par jour. » Tous les objets, à part le gros électroménager, sont acceptés. Les déposants appliquent leurs tarifs. Ils les épinglent. Ils posent euxmêmes les antivols. Le projet a été épaulé par Initiative Somme France Active Picardie qui a octroyé un prêt d’honneur de 6 000 euros à Mathilde Gouesbier. Elle bénéficie de la garantie FRG du Conseil régional des Hautsde-France. Elle a aussi eu le soutien financier de la communauté d’agglomération de la Baie de Somme pour sa devanture.

TOUTES LES CLASSES SOCIALES

« Tout le monde a des choses à vendre chez lui et ça permet de gagner de l’argent, poursuit la jeune femme, riche de dix ans passés dans la grande distribution. On est en plein dans le marché de seconde main. Toutes les classes sociales viennent déposer des objets et en acheter. » Textile enfant, adulte, objets décoratifs… sont en bonne place sur les étagères de cet ancien entrepôt de stockage de 750 m2 situé à deux pas du quartier commercial de La Sucrerie. Mais on peut trouver des objets plus insolites comme des parois de douche ou des cannes à pêche. Bottes en cuir à cinq euros, lots de six tasses et sous tasses à six euros, ensemble trio pour bébé à 200 euros. Les prix sont très attractifs. Rappelons au-delà de 3 000 euros, les sommes doivent être déclarées aux impôts.