REPENSER L’USAGE DE L’EAU

BWT France, leader européen du traitement de l’eau organisait fin septembre son colloque annuel au château de Flixecourt. Cette année le rendez-vous avait pour thème « Efficacité hydrique, efficacité énergétique et amélioration des performances industrielles ». Leader européen du traitement de l’eau, BWT compte aujourd’hui plus de 2 800 salariés à travers le monde, dont 600 en […]

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BWT France a convié les industriels locaux à l’occasion de son colloque annuel.

BWT France, leader européen du traitement de l’eau organisait fin septembre son colloque annuel au château de Flixecourt. Cette année le rendez-vous avait pour thème « Efficacité hydrique, efficacité énergétique et amélioration des performances industrielles ».

Leader européen du traitement de l’eau, BWT compte aujourd’hui plus de 2 800 salariés à travers le monde, dont 600 en France. Si l’entreprise s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et aux collectivités, l’industrie demeure un marché phare. Un secteur où les besoins en eau sont particulièrement importants et vont devenir un sujet stratégique pour les années à venir, comme le rappelle Raphaël Gallais, directeur commercial du marché Industrie. « L’eau est une ressource précieuse mais rare et altérable. C’est pour cela que BWT a pour objectif de vous apporter des solutions industrielles globales avec une réelle valeur ajoutée. Celles-ci doivent permettre de protéger cette ressource et d’optimiser son utilisation », lance-t-il en guise d’introduction.

CHANGER SES HABITUDES

Avec une utilisation de plus en plus importante mais également une concentration de population dans de grandes zones urbaines, l’approvisionnement en eau va devenir dans les prochaines années une problématique récurrente. « L’accès à une eau de qualité en quantité suffisante ne sera plus possible tous les jours », prédit même Jean-Emmanuel Gilbert, directeur Développement d’Aquassay. Un enjeu majeur pour l’industrie qui utilise aujourd’hui l’eau pour refroidir, nettoyer, évacuer des déchets… « On ne se préoccupe pas de cette ressource actuellement, on se sert. À tel point que la majorité des entreprises sont de véritables passoires hydriques. Il faut aujourd’hui que les industriels mettent en place des stratégies économiques et techniques adaptées », ajoute-t-il. Pour cela, Jean-Emmanuel Gilbert propose aux dirigeants de se poser les bonnes questions : qui fait quoi avec l’eau ? Peut-on réduire le recours systématique à l’eau ? Peut-on recycler ou réutiliser les déchets engendrés par la production et donc réduire le traitement de l’eau ? « L’idée est d’engager un tri sélectif directement au sortir des usages de production. En travaillant sur ces données vous allez améliorer vos performances en matière d’usage de l’eau. Cette stratégie industrielle va vous permettre d’agir sur vos performances environnementales », souligne l’intervenant.

FAIRE DES ÉCONOMIES

Si cette efficience hydrique engendre à terme une meilleure protection de l’environnement, elle permet également à l’entreprise un réel gain économique. Grâce à son expertise métier, BWT a imaginé Bluwell, une technologie qui vient analyser les données de l’entreprise, lui offrant la possibilité d’optimiser son usage de l’eau. « L’objectif est de donner la bonne information à la bonne personne au bon moment grâce à un système simple, compréhensible en un coup d’œil. Ces informations vont permettre d’aller vers un management de l’eau », explique Cyrille Charpentier, responsable Grands comptes au sein de BWT France. Outre cette application, Thomas Feron, responsable commercial Industrie a rappelé aux industriels présents les objectifs de l’entreprise européenne. « Nous sommes là pour vous aider à moderniser vos installations et ainsi, à réduire votre impact environnemental. Améliorer le traitement de l’eau peut entraîner un important gain financier qui peut aller jusqu’à 39%, c’est un vrai levier économique », rappelle-t-il alors que quelques minutes plus tôt, Marc Gendron, Délégué général de l’Association technique énergie environnement (ATEE) évoquait le levier qu’étaient les certificats d’économies d’énergies créés en 2006. « 19% de la consommation globale d’énergie est faite par les industriels, travailler sur une réduction de celle-ci peut s’avérer très intéressant », a-t-il fait remarquer.