PARCOURS D’UNE RECONVERSION PROFESSIONNELLE RÉUSSIE

Après une carrière de 28 ans comme informaticien, Guillaume Droussent a ouvert en mars 2014 son premier centre de contrôle technique à Camon. Ce printemps, il a racheté un second centre à Villers-Bocage, géré par sa femme Isabelle Droussent. Passionné de mécanique et secrétaire trésorier du club de 4×4 Terre et Passions qu’il a cofondé […]

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Guillaume Droussent est passé avec succès de Goodyear au contrôle technique.

Après une carrière de 28 ans comme informaticien, Guillaume Droussent a ouvert en mars 2014 son premier centre de contrôle technique à Camon. Ce printemps, il a racheté un second centre à Villers-Bocage, géré par sa femme Isabelle Droussent.

Passionné de mécanique et secrétaire trésorier du club de 4×4 Terre et Passions qu’il a cofondé en 1999, Guillaume Droussent a été amené à apprendre les gestes techniques lui permettant de réparer et d’entretenir ses véhicules : « Un ami garagiste m’a formé sur le tas », se souvient-il. Informaticien de formation et de métier, il a travaillé pendant 22 ans au service Informatique de l’usine Goodyear, à Amiens. « Lorsque la fermeture du site a été annoncée en janvier 2013, j’avais déjà anticipé ma reconversion professionnelle dans le milieu automobile. J’avais le choix entre devenir garagiste ou contrôleur technique. J’ai opté pour la seconde option, c’est moins de contraintes, moins de pannes et de problèmes techniques complexes à gérer. » En 2012, il obtient un CAP Mécanique automobile en candidat libre. Un an plus tard, il fait une demande de Congé individuel de formation (CIF) auprès de Goodyear, pour suivre la formation de contrôleur technique. « Ces six mois de formation ont été exigeants, j’avais 48 ans, et se retrouver avec des jeunes de 20 ans, ça changeait. Je faisais cinq heures de route tous les deux jours pour aller à Hazebrouck. »

SUR LES CHAPEAUX DE ROUE

Avec l’appui d’Amiens Métropole, Guillaume Droussent implante son centre de contrôle technique dans la zone d’activité de la Blanche Tâche. « On a ouvert en mars 2014, la construction du centre et les démarches se sont faites sur une petite année. L’investissement matériel s’est élevé à 60 000/ 80 000 euros. Avec l’acquisition du terrain de 1 000 m2 et la construction du bâtiment de 290 m2 l’investissement total s’est élevé à 300 000 euros. » D’abord seul, il emploie un salarié dès la seconde année d’exploitation. Puis en 2017, il recrute un ancien collègue de Goodyear. « Sur les trois premières années, la croissance a été exponentielle », note le dirigeant. Au centre de Camon, la clientèle est composée à 35% de professionnels de l’automobile (garagistes, revendeurs et concessions…). Depuis le printemps dernier, son épouse Isabelle Droussent, ancienne commerciale en produits dentaires, l’a rejoint dans l’aventure. Ensemble, ils ont racheté un second centre à Villers-Bocage.