LANCEMENT D’UN INCUBATEUR/ ACCÉLÉRATEUR

Ce double outil lancé en septembre vise à accompagner les porteurs de projets à travers l’Incubateur et les nouveaux entrepreneurs avec l’Accélérateur. Sur les 45 candidatures reçues, 25 ont été retenues. Notre objectif n’est pas de reproduire ce qui se fait ailleurs, l’écosystème amiénois est déjà très riche, nous voulons proposer autre chose », souligne […]

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BeSitting, GameChanger, Octus... la première promotion de l’Incubateur/ Accélérateur compte 25 participants.

Ce double outil lancé en septembre vise à accompagner les porteurs de projets à travers l’Incubateur et les nouveaux entrepreneurs avec l’Accélérateur. Sur les 45 candidatures reçues, 25 ont été retenues.

Notre objectif n’est pas de reproduire ce qui se fait ailleurs, l’écosystème amiénois est déjà très riche, nous voulons proposer autre chose », souligne d’emblée Caroline Cullière, directrice de l’Incubateur/ Accélérateur. Depuis mai, le duo qu’elle forme avec Bertrand Quique, manager projets, est entré très rapidement dans le vif du sujet avec le recrutement des incubés et accélérés. « Nous avons eu 45 candidats. Tous ont d’abord rempli un questionnaire très complet en ligne avant d’être reçus pour un premier entretien », explique Bertrand Quique. Peu s’attendait à ce niveau d’exigence et aux questions posées. « Nous voulons être au plus près de la réalité. L’enjeu était d’évaluer la motivation mais aussi l’ancrage dans le réel. Quel est leur marché ? Qui sont leurs clients ? La répartition des rôles entre les différents associés est-elle la bonne ? Ce sont des interrogations fondamentales », insiste Caroline Cullière. Après un ultime passage devant la commission regroupant des représentants de la Région, de la Métropole et la direction d’Amiens Cluster, 13 candidats ont été retenus pour intégrer l’Incubateur et douze pour l’Accélérateur.

DES PROFILS DIFFÉRENTS

« J’ai été particulièrement surprise par les profils technos des candidats. Nous avons des chercheurs, des ingénieurs… », note Caroline Cullière. Une approche technique qui demandera un travail de vulgarisation. « Ils vont apprendre à communiquer et à networker », complète Bertrand Quique. Pendant six à neuf mois, les incubés vont bénéficier d’ateliers thématiques. « Nous avons proposé une dizaine de thèmes qui ont été soumis au vote. À la fin du mois, tous recevront une facture fictive pour qu’ils se rendent compte du coût qu’aurait demandé les conseils d’un expert ou le recours à un comptable », précise Caroline Cullière. Une projection dans la vie quotidienne d’un entrepreneur qui sera assortie d’une grande autonomie mais aussi de points d’étapes réguliers. « Il est hors de question de maintenir ces porteurs de projets dans un déni de réalité qui pourrait les mener tout droit à un échec », assure Betrand Quique.

MISER SUR LA PÉRENNITÉ

Au sein du Quai de l’innovation, les incubés bénéficieront d’un bureau à titre gratuit tout au long de leur parcours. Les accélérés y auront accès moyennant une contribution. Ces derniers vont vivre quatre mois intenses où ils devront assoir leur jeune entreprise. « Ce qui nous importe, c’est la pérennité », disent d’ailleurs en chœur les petites mains de cet outil pas comme les autres. « J’aimerais qu’à terme on reconnaisse la patte de l’Incubateur/ Accélérateur d’Amiens Cluster », sourit Caroline Cullière.