UN RÉSEAU SOCIAL DU BABY-SITTING

Étudiante/ entrepreneuse Marie Hurel termine à peine une pré-incubation de trois mois à la Tech Amiénoise qu’elle prépare déjà son passage devant le jury pour intégrer l’incubateur d’Amiens Cluster et développer Be Sitting. La pré-incubation m’a permis de poser correctement mon idée et de la structurer. Aujourd’hui je sais comment je veux la développer. » […]

Étudiante/ entrepreneuse Marie Hurel termine à peine une pré-incubation de trois mois à la Tech Amiénoise qu’elle prépare déjà son passage devant le jury pour intégrer l’incubateur d’Amiens Cluster et développer Be Sitting.

La pré-incubation m’a permis de poser correctement mon idée et de la structurer. Aujourd’hui je sais comment je veux la développer. » Marie Hurel, Amiénoise d’adoption, discute actuellement avec un développeur pour nouer un partenariat et faire décoller Be Sitting, son projet de mise en relation entre baby-sitters et parents en mal de solution de garde.

MISE EN RELATION

« Tout est parti d’une expérience personnelle. Je suis la deuxième d’une fratrie de quatre enfants, dont les deux derniers sont en bas âge. Mes parents rencontrent régulièrement des difficultés de garde, ce qui peut être une contrainte pour leurs activités privées comme professionnelles », poursuit Marie Hurel, étonnée qu’en 2018 et à l’heure du digital aucune solution efficace n’existe. Naît alors l’idée de Be Sitting. Pas question de proposer un service de nounous agréées, mais de mettre en relation des baby-sitters de confiance avec des foyers qui ont du mal à trouver la perle rare. « Une étude montre que dans 50% des cas, si personne de leur entourage ne peut garder un enfant, les parents ne vont pas plus loin dans leur recherche. J’ai interrogé 130 femmes actives. 85% rencontrent des difficultés de garde. Cela peut mener à des tensions dans un couple mais aussi au burn-out. » Avec son application mobile et PC, l’entrepreneuse a pour objectif de révolutionner le secteur. « Il ne s’agit pas de proposer des emplois à plein temps, ni que Be Sitting devienne un employeur », prévient-elle. La plate-forme proposera simplement des fiches de baby-sitters aguerries avec des présentations comprenant textes et vidéos listant les atouts de chacune. « Il y aura aussi un tchat et un calendrier partagé pour pouvoir simplifier les choses. En plus de la géolocalisation, il sera possible pour les parents d’adresser un message à leurs enfants ou de leur dire bonne nuit, par exemple », énumère Marie Hurel, particulièrement attentive à la qualité des profils sélectionnés.

TESTER ET LANCER

Si aujourd’hui les fonctions de l’application sont arrêtées, rien n’a encore été créé, d’où le projet d’incubation. « Les premiers tests seront lancés en septembre. Be Sitting débutera à Amiens, avec une dizaine de baby-sitters. Ensuite, j’imagine un déploiement national sur les grandes villes », détaille-t-elle. Elle aspire pour l’instant à rester sur Amiens, là où elle a rencontré un écosystème favorable, des personnes qui lui ont fait confiance et qui l’ont aidée à mûrir son projet.