PARICHE RELÈVE LA TÊTE

Début juin, l’entreprise de dépolissage, décapage et laquage de Bouillancourt-en-Séry était la proie d’un incendie qui a détruit presque la moitié de son site. L’activité a déjà redémarré pour les 117 salariés. Dans l’entreprise Pariche de Bouillancourt-en-Séry, spécialisée dans le parachèvement du verre, les marques de l’incendie du 1er juin sont là, et pourtant le […]

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Début juin, l’entreprise de dépolissage, décapage et laquage de Bouillancourt-en-Séry était la proie d’un incendie qui a détruit presque la moitié de son site. L’activité a déjà redémarré pour les 117 salariés.

Dans l’entreprise Pariche de Bouillancourt-en-Séry, spécialisée dans le parachèvement du verre, les marques de l’incendie du 1er juin sont là, et pourtant le personnel n’y porte plus attention. Les 117 salariés ont repris le travail.

PROXIMITÉ ET RÉACTIVITÉ

« Nous avons évacué un bâtiment dédié au conditionnement. Il sert à la production. Nous avons investi dans deux lignes supplémentaires de dépolissage et de décapage et nous avons externalisé le stockage vers une plate-forme logistique, » explique David Ristori, directeur commercial. L’incendie a causé la perte de trois machines de dépolissage et décapage et de deux machines de laquage. Il restait alors une machine de dépolissage automatique et six lignes de laquage. Tous espèrent que les travaux de reconstruction vont pouvoir commencer rapidement et que l’entreprise retrouvera un fonctionnement normal début 2019. Fondée en 1981, l’entreprise Pariche travaille pour les secteurs de la parfumerie, de la cosmétique et des arts de la table. Les clients se trouvent dans la vallée de la Bresle et dans toute l’Europe. Depuis longtemps, la société suit les normes environnementales, ce qui lui a permis d’avoir un site conforme : « Les bassins d’eau de récupération de bornes à incendie ont bien marché et nous avons eu zéro impact sur l’environnement. Nous sommes à zéro rejet sur le site », précise David Ristori.

« LES PEINTURES SONT AU POINT »

Avec les années, les matières premières ont bien évolué. « Les laques utilisées sont à base d’eau hydrosoluble. Les peintures sont au point. Les fournisseurs ont toutes les palettes de couleur. Nos clients comme les consommateurs sont sensibles aux normes environnementales. Nous sommes régulièrement audités dans ce domaine. » Les clients sont à la recherche d’innovation et d’aspects nouveaux afin de permettre à leur parfum de se différencier dans les linéaires des magasins et d’attirer par l’esthétique l’œil des clients : « Les couleurs suivent la mode vestimentaire, informe David Ristori. Il y a une connotation forte entre les maisons de mode et les tendances dans le parachèvement. En ce moment, on travaille sur les paillettes et les accessoires comme les plaques, les fleurs, les rubans, les nœuds… Nous sommes en challenge permanent sur le plan technique avec nos concurrents locaux et européens. Nous sommes aussi aussi force de proposition. Il nous faut trouver des innovations et des technologies pour garder un niveau de prix compétitif. »