LES BONNES PRATIQUES DE LA LEVÉE DE FONDS

Amiens Cluster organisait le mois dernier une conférence autour de la levée de fonds, étape clé pour propulser une start-up. Il existe aujourd’hui beaucoup de fonds différents qui peuvent financer un projet. Mais en tant que multi-créateur d’entreprises, j’ai pris conscience qu’il manquait un interlocuteur capable d’apporter un soutien au moment de l’amorçage », explique […]

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Amiens Cluster organisait le mois dernier une conférence autour de la levée de fonds, étape clé pour propulser une start-up.

Il existe aujourd’hui beaucoup de fonds différents qui peuvent financer un projet. Mais en tant que multi-créateur d’entreprises, j’ai pris conscience qu’il manquait un interlocuteur capable d’apporter un soutien au moment de l’amorçage », explique Joël Perron, entrepreneur amiénois. Moment critique pour bien des entreprises, l’amorçage intervient quand un prototype final s’apprête à entrer sur le marché. « C’est là que la start-up a besoin de moyens, mais elle n’a pas encore de clients », poursuit Joël Perron qui a investi aussi bien dans un projet touristique visant à mieux répondre aux attentes des 150 000 Australiens qui visitent la France chaque année, que dans une sonde permettant une fertilisation des sols raisonnée imaginée par Agrotecscol. « Notre objectif est de sortir très vite des projets accompagnés », prévient Joël Perron devant un parterre de jeunes pousses. Ce fonds d’amorçage cherche encore de nouveaux dossiers pour y apporter un précieux coup de pouce. « Ce qui m’intéresse c’est le développement économique du territoire. Je veux m’appuyer sur des équipes locales, qui vont créer des emplois ici », dit-il encore.

LES CLÉS DE LA LEVÉE DE FONDS

À la suite de la présentation de ce fonds particulier, les porteurs de projets présents ont pu suivre un workshop bien à propos : « Comment ouvrir son capital sans perdre le pouvoir ? » Une équation complexe pour beaucoup. « Il faut aller vers une levée de fonds avec quelque chose de sérieux et dans lequel vous croyez vraiment, c’est un parcours long, complexe, vous devez être préparés et parfaitement au clair », prévient Nicolas Blanquet de Picardie Investissement moquant au passage les pitchs d’un soir et les participants des Startup Weekend. Définir une stratégie, monter un dossier, chercher un investisseur, en rencontrer, entrer en négociation, accepter les règles… Les étapes sont nombreuses avant la finalisation d’un accord. « Cela prend six mois minimum. Entre le moment où un investisseur est intéressé par votre projet et le moment où les fonds sont disponibles, il y a beaucoup de choses à faire », ajoute Nicolas Blanquet. La première chose selon lui est de sélectionner le bon interlocuteur, celui qui gravite dans le même univers que le projet porté. « Il faut aussi de la transparence », souligne Thomas Bexant de Finovam Gestion.