LE MARCHÉ SAMARIEN EXAMINÉ À LA LOUPE

Si l’année 2017 a été un millésime immobilier exceptionnel aussi bien au niveau national que départemental en nombre de ventes, à l’heure des baisses des dotations étatiques, les indicateurs pour 2018 sont au vert, y compris dans le marché du neuf. Même si les records de 2017 ne peuvent être battus, face un marché qui […]

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Si l’année 2017 a été un millésime immobilier exceptionnel aussi bien au niveau national que départemental en nombre de ventes, à l’heure des baisses des dotations étatiques, les indicateurs pour 2018 sont au vert, y compris dans le marché du neuf.

Même si les records de 2017 ne peuvent être battus, face un marché qui semble encore loin de s’essouffler, les indicateurs du premier tiers de 2018 restent au vert. Les acheteurs se montrent cependant plus sélectifs. Dans les zones les moins recherchées, comme notre département, les prix ont même tendance à baisser avec quelques bonnes affaires à la clé, alors même que dans les zones les plus recherchées, la pénurie commence à se faire sentir avec des hausses de prix que les conditions de prêt avantageuses ne suffisent plus à absorber. Cela symbolise une véritable fracture sociale », soulignait Amaury Delannoy, notaire associé à Montdidier et président de la Chambre des notaires de la Somme lors de la présentation des statistiques immobilières à l’auditorium du Crédit agricole d’Amiens fin juin. Il apparaissait notamment que dans la Somme, les évolutions de prix accentuent les évolutions du marché national en ce qui concerne les maisons anciennes (+5%) et les terrains à bâtir (+4,8%). En revanche, pour les appartements anciens, à l’inverse de la tendance en hausse nationale, les prix samariens affichent une baisse de 1,8%. Excepté sur le marché du foncier, les volumes de vente dans la Somme sont en nette progression à fin décembre 2017, comparés à l’année précédente. Les 10 000 ventes de biens immobiliers (appartements, maisons anciennes et terrains à bâtir) enregistrées sur l’année 2017 représentent un record absolu depuis que ces valeurs sont mesurées. Pour la première fois depuis 2011, le prix de vente médian des maisons anciennes est en hausse sur l’année dans la Somme. Fin février 2018, ce prix atteint la valeur de 126 000 euros (+5% sur l’année).

ZOOM SUR LES TERRAINS À BÂTIR

À la fin février 2018, le prix médian des terrains à bâtir est en baisse de 4,8%, à 40 000 euros. Il retrouve sa valeur de 2015. « Trois secteurs géographiques regroupent à eux seuls les deux tiers des transactions foncières du département: Albert-Rosières-Montdidier, le secteur sud-ouest et la périphérie amiénoise qui est le secteur le plus onéreux mais qui est également celui où l’on enregistre la plus faible superficie médiane des terrains vendus, 500 m². A contrario, le secteur le plus abordable est celui d’Albert-Rosières-Montdidier, avec un prix médian de 32 200 euros et une superficie médiane de 770 m². Sur l’ensemble du département on note une nette augmentation des surfaces médianes vendues, de 720 m² en 2017 à 830 m² en 2018 », détaillent les notaires de la Somme. Concernant le marché des appartements anciens, il est en baisse dans la Somme : -1,8% pour la troisième année consécutive. Fin février, le prix médian atteint 1940 euros/ m², la plus faible valeur mesurée au cours des dix dernières années. « 62% des acquisitions d’appartements anciens dans la Somme durant l’année écoulée concernaient des biens situés à Amiens, et 27% sur la côte picarde, précise Maître Sophie Bourlon. Par ailleurs, la baisse des prix dans le collectif ancien à Amiens masque une relative disparité des évolutions par quartier. Si Saint-Pierre-Saint-Maurice est en nette baisse sur l’année, les quartiers Centre et Faubourg de Hem-Saint Roch restent stables. Trois quartiers connaissent même une hausse de prix : Henriville, Amiens sud et Saint-Anne/ SaintAcheul. »