POUR SE METTRE À LA RGPD, C’EST MAINTENANT

Depuis le 25 mai, les entreprises et collectivités sont tenues de se mettre aux normes quant à la Réglementation générale sur la protection des données (RGPD). Déjà dirigeant des enseignes Servia et ABC informatique, Mickaël Jupin a lancé datavigiprotection.fr pour accompagner ses clients vers la cyber-sécurité. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) […]

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Depuis le 25 mai, les entreprises et collectivités sont tenues de se mettre aux normes quant à la Réglementation générale sur la protection des données (RGPD). Déjà dirigeant des enseignes Servia et ABC informatique, Mickaël Jupin a lancé datavigiprotection.fr pour accompagner ses clients vers la cyber-sécurité.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait donné deux ans pour se préparer à la Réglementation générale sur la protection des données (RGPD). Mais selon Mickaël Jupin, encore trop peu d’entreprises et de collectivités se sont mises aux normes. Une insouciance qui pourrait coûter jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires en cas de sanction. Le dirigeant, spécialisé dans l’informatique, a donc mis en ligne son logiciel de sécurité, Data Vigi Protection, en avril dernier.

PROTECTION ET CARTOGRAPHIE

La RGPD oblige à protéger ses données personnelles. C’est-à-dire toutes données rendant possible l’identification d’une personne physique sur un poste de travail. « On ne s’en rend pas compte, mais il y a tellement d’éléments confidentiels sur un poste : des RIB, des mots de passe, des informations sur des salaires… Ces choses doivent être protégées pour ne pas être piratées », renseigne Mickaël Jupin. À cette fin, la cartographie des données est paradoxalement nécessaire. « La CNIL doit être informée de la présence de données confidentielles partout où elles se trouvent (sans forcément dire ce qu’elles contiennent). Ainsi, s’il y a un souci, on sait d’où cela vient. Savoir où se trouvent certaines données permet aussi de les supprimer plus facilement, dans le cadre du droit à l’oubli. » Mickaël Jupin n’en est pas à sa première entreprise. Installé à Amiens, il possède déjà deux enseignes dans l’informatique. « L’informatique, c’est comme la médecine, compare-t-il. Il y a des spécialistes et des généralistes. Moi, avec mes précédentes sociétés, j’étais un généraliste. » Gérant de Servia et ABC Informatique, c’est en faisant de la veille d’information qu’il s’est rendu compte du marché que représentait la nouvelle réglementation. Pour être à son tour spécialiste dans la sécurité, le dirigeant a épluché la RGPD pendant un an et demi. « 80 pages, 173 articles, se rappelle-t-il. Ce qui m’a frappé, c’est que c’était impossible de se protéger soi-même manuellement. Nous avons tous des dizaines et des dizaines de fichiers sur nos postes, qui se mettent à jours quotidiennement. » Conscient qu’il allait être très vite concurrencé par des éditeurs d’antivirus. Mickaël Jupin a voulu lancer son affaire le plus vite possible. C’est en collaboration avec Panda Security qu’il crée un logiciel encore unique à ce jour. À sa grande surprise : « Je pensais d’abord servir aux clients qui me connaissaient déjà, puis j’ai pensé m’élargir sur les Hauts-de-France et la Normandie. Mais je me rends compte que je suis toujours seul à proposer un service de ce type en France et en Europe. La configuration des postes peut se faire à distance. Je n’ai donc plus de frontières. » Data Vigi Protection permet en effet à la fois la cartographie et la protection des données, mais aussi la traçabilité des logs pour déclarer à la CNIL les éventuelles intrusions malveillantes. En parallèle, Mickaël Jupin bénéficie de son expérience de plusieurs années en informatique pour pouvoir accompagner personnellement chaque client au cours de l’adhésion. Le prix d’installation du logiciel est de 300 euros par poste, avec un tarif dégressif. « Pour dix postes, on arrive à un prix de 2 000 euros. »