UN LEVIER POUR LA CROISSANCE

À l’occasion du salon Entreprises & Territoires, la Région, la CCI Amiens-Picardie et l’Union des groupements d’achats publics (Ugap) ont donné les clés aux entrepreneurs pour développer leur chiffre d’affaires grâce à la commande publique. Xavier Bertrand a souhaité modifier la philosophie même de la commande publique. L’objectif affiché est que ces achats profitent aux […]

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À l’occasion du salon Entreprises & Territoires, la Région, la CCI Amiens-Picardie et l’Union des groupements d’achats publics (Ugap) ont donné les clés aux entrepreneurs pour développer leur chiffre d’affaires grâce à la commande publique.

Xavier Bertrand a souhaité modifier la philosophie même de la commande publique. L’objectif affiché est que ces achats profitent aux entreprises du territoire, qu’ils soient un vrai levier économique, qu’ils profitent au tissu local », explique Gérard Arbeltier, directeur de l’achat public au sein du Conseil régional des Hautsde-France. En 2017, la Région a contracté 330 millions d’euros de contrats, dont 215 millions entièrement dévolus à la formation. « Cela représente 1 253 marchés publics dont 88% ont été attribués à des fournisseurs locaux », observe Fabien Pinceel, responsable du service Expertise, supports, outils et modélisation au Conseil régional. L’institution souhaite aujourd’hui toucher « les entreprises qui n’ont pas l’habitude » de la commande publique, ce qui pourrait être pour elles un « véritable levier de croissance » d’après Fabien Pinceel.

OSER LA COMMANDE PUBLIQUE

La Région affiche aujourd’hui huit univers d’achats dont les services, les fournitures, les travaux, l’informatique ou encore les prestations intellectuelles. Au-delà de 25 000 euros, tous les besoins répertoriés pour les deux prochaines années figurent sur une plate-forme dédiée. « En dessous de ce montant, nous encourageons les entreprises à nous démarcher directement », confie Fabien Pinceel. La seule condition pour accéder à ces marchés est d’être à jour de ses cotisations, de ne pas avoir été condamné et de posséder une signature électronique (obligatoire pour les PME d’ici 2020). « Avec l’obligation de dématérialisation, celle-ci est incontournable », insiste Fabien Pinceel.