L’INNOVATION AU QUOTIDIEN

La prévention santé passe de plus en plus par les objets connectés. La Mutualité Française Hauts-de-France a organisé à l’Ibis d’Assevillers, le 5 avril dernier, une rencontre entre les professionnels des mutuelles de santé et trois start-up spécialisées dans la santé numérique. Les mutuelles de la région Hauts-de-France ont, pour certaines d’entre elles, déjà exploré […]

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La prévention santé passe de plus en plus par les objets connectés. La Mutualité Française Hauts-de-France a organisé à l’Ibis d’Assevillers, le 5 avril dernier, une rencontre entre les professionnels des mutuelles de santé et trois start-up spécialisées dans la santé numérique.

Les mutuelles de la région Hauts-de-France ont, pour certaines d’entre elles, déjà exploré de nombreuses possibilités offertes par les nouvelles technologies, services en ligne, applications, coaching à distance, etc. Les start-up conviées à cette rencontre ont présenté des services et produits connectés, faisant réagir la trentaine de représentants des 18 mutuelles, qui ont posé des questions sur la protection des données et les clés pour choisir des services de qualité. David Sainati, président-fondateur de Medappcare, a introduit le séminaire en faisant un état des lieux du marché de la santé connectée. Sa société a développé un label qualité de la santé connectée pour ses acteurs et ceux de la protection sociale. « On est passé de 30 000 applications sur smartphones en 2012 – disponibles sur les différentes platesformes de téléchargement dans le monde -, à plus de 300 000 en 2018. 30% du suivi pathologique est destiné au monde médical. L’usage se développe fortement chez les Français qui sont 43% à utiliser des applis santé sur leur téléphone, 10% d’entre elles sont payantes. Le chiffre d’affaires mondial de la santé connectée est de 12 milliards 500 millions de dollars. » David Sainati est docteur en pharmacie, et membre expert de la commission européenne qui s’occupe de l’harmonisation de la numérisation de la santé en Europe. Il délivre également à la demande des start-up la labellisation et la certification de leurs travaux.

RÉDUCTION DES DÉPENSES DE SANTÉ

58% des médecins et 48% des pharmaciens estiment que cela apporte un bénéfice pour la santé des patients. 30% des seniors en ont déjà utilisé un. Les Gafa [ndlr, groupe des entreprises les plus puissantes de l’économie numérique, à savoir Google, Apple, Facebook et Amazon] s’intéressent au marché, ainsi que certains opérateurs téléphoniques, la grande distribution, la Poste et Engie. Adrien Bogacz et Jérôme Richoux de la start-up de Valenciennes Dynacare ont présenté leur dernière innovation, Dynamoove, application mobile synchronisée avec un capteur d’activité dédié à l’activité physique quotidienne. Benjamin Raspail de la start-up Happy Visio a lui créé le premier site de conférences et d’ateliers personnalisés sur des thématiques de santé, de bien-être et de prévention, suivis en direct et en ligne, depuis chez soi. Benoît Fagnou, de la startup nantaise Kiplinmise qui porte sur le jeu, le collectif et le digital pour favoriser l’adoption de nouveaux comportements de santé et lutter contre la sédentarité, était lui aussi présent.