INÉGALITÉS FEMMESHOMMES : DES ÉCARTS TOUJOURS MARQUÉS

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, qui a eu lieu le 8 mars, l’Insee a dévoilé une étude sur les inégalités entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi dans la région. Des chiffres qui traduisent des écarts assez élevés. Dans les Hauts-de-France, les femmes accèdent moins facilement au […]

1079
Malgré les lois successives en faveur de l’égalité femmes hommes, il existe encore de nombreux écarts

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, qui a eu lieu le 8 mars, l’Insee a dévoilé une étude sur les inégalités entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi dans la région. Des chiffres qui traduisent des écarts assez élevés.

Dans les Hauts-de-France, les femmes accèdent moins facilement au marché du travail que les hommes. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Insee sur les inégalités entre les deux sexes présentée dé- but mars à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Réalisée par Cyril Gicquiaux, chef de projets d’action régionale et Nadia Belhakem, chargée d’études, celle-ci s’appuie sur quatre indicateurs : l’accès à l’emploi, le risque de chômage, les situations d’activité / inactivité et les salaires.

L’OISE, UNE EXCEPTION

Malgré l’augmentation de l’emploi féminin ces dernières années, les inégalités d’accès au marché du travail restent importantes dans la région. En 2014, le taux d’emploi des femmes en âge de travailler (15 à 64 ans) y est de 5,4 points inférieur à celui de la France de province, contre 3,3 points pour les hommes. Les Hauts-de-France enregistrent ainsi le plus faible taux d’emploi féminin (54,8%) des ré- gions de province (60,2%). « Seul le département de l’Oise, qui bénéficie d’une situation économique plus favorable grâce à sa proximité avec l’Île-de-France, fait figure d’exception avec un taux d’emploi féminin qui s’établit à 60,7% », note Cyril Gicquiaux. Les femmes sont par ailleurs moins présentes sur le marché du travail dans la région (17% d’inactivité) qu’au niveau national (12%). Point positif, leur présence est tout de même en hausse. Depuis 25 ans, la part des femmes en situation d’inactivité a été divisée par deux. « De plus, l’écart entre les deux sexes a tendance à se réduire depuis la crise de 2008 qui a surtout frappé des secteurs masculinisés comme l’industrie », poursuit le chef de projets. Côté salaires, les inégalités sont très marquées également, comme en témoignent ces chiffres : en Hauts-de-France, le salaire mensuel moyen net des femmes est de 1 800 euros, contre 2 200 euros chez les hommes, soit un écart de 400 euros (18%). C’est toutefois moins qu’au niveau national (19,3%). Une partie de ces disparités proviennent de caractéristiques différentes des salariés femmes et hommes ainsi que des emplois qu’ils occupent. Ainsi, les femmes sont surreprésentées parmi les employés et sous-représentées parmi les cadres. Par ailleurs, les femmes sont beaucoup plus concernées par les travaux à temps partiel que les hommes. « Une mère de famille nombreuse sur deux occupe un emploi à temps partiel, ce qui n’est pas du tout le cas des hommes qui sont dans la même situation », conclut Cyril Gicquiaux.