ANIPREV, LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’AVICULTURE

L’application permet d’enregistrer et d’analyser toutes les données d’un élevage avicole. Une solution idéale pour améliorer la traçabilité des lots et répondre à des enjeux sanitaires primordiaux. « Encore beaucoup d’élevages de poules alternatifs, c’est à dire bio et/ou en plein air, utilisent le papier pour leur suivi. La communication a souvent du mal à […]

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Pierre Lanckriet figure parmi les lauréats de la dernière édition de Som’Innov ’Agri.

L’application permet d’enregistrer et d’analyser toutes les données d’un élevage avicole. Une solution idéale pour améliorer la traçabilité des lots et répondre à des enjeux sanitaires primordiaux.

« Encore beaucoup d’élevages de poules alternatifs, c’est à dire bio et/ou en plein air, utilisent le papier pour leur suivi. La communication a souvent du mal à suivre, ce qui peut avoir des conséquences pour les animaux », explique Pierre Lanckriet, à l’origine de l’application Aniprev. L’idée d’un suivi numérique a fait son chemin il y a un peu plus de deux ans. Le commercial de Lanckriet, entreprise familiale spécialisée dans l’élevage avicole alternatif depuis les années 70, s’est interrogé sur la possibilité de faire évoluer les méthodes de travail. En novembre 2015, il crée Aniprev. Ce carnet de bord connecté doit permettre de suivre l’alimentation, l’activité, le taux d’emplument des lots ou encore la production d’œufs. « Les clients potentiels étaient intéressés, mais il manquait quelque chose. Il a donc fallu se remettre en question », poursuit l’entrepreneur. Le déclic se fait au moment où Aniprev devient collaboratif. En plus d’enregistrer des données de façon quotidienne et de générer des statistiques à partir de celles-ci, la possibilité de les partager avec un technicien ou un vétérinaire constitue une véritable innovation. « Cela permet de faire de la prévention et du traitement en amont. Nous ne sommes plus dans le curatif, ce qui peut avoir un vrai impact sur les lots », note Pierre Lanckriet qui a souhaité faire d’Aniprev un outil évolutif. « Nous en sommes déjà à la quinzième mise à jour et de nouvelles fonctions peuvent encore apparaître. »

UN MARCHÉ INTERNATIONAL

Avec 44 millions de poules pondeuses en France, dont 60% sont en cage – elles étaient près de 80% il y a cinq ans – et une interdiction de la commercialisation d’œufs de poules élevées en cage en 2022, les élevages alternatifs représentent l’avenir de la filière. Une réalité que l’on retrouve aussi à l’international, d’où l’envie d’Aniprev d’aller jouer sur un terrain mondial. « Nous sommes aujourd’hui présents en France, en Suisse, sur le continent africain, en Amérique du Sud, au Canada et aux USA. Aniprev est multilingue et quel que soient les pays, les besoins des lots sont similaires », analyse Pierre Lanckriet. S’il doit encore faire preuve de pédagogie pour convaincre les éleveurs de changer leurs habitudes, les atouts de son application en font un outil terriblement pratique. « À terme, j’aimerais qu’Aniprev devienne l’Excel des poules », sourit Pierre Lanckriet.