TOUT DOUX POUR LA MINE D’OR

Malgré l’arrivée annoncée de Del Monte, la zone d’activités de la Mine d’or à cheval sur Thieulloy-l’Abbaye et Croixrault peine à séduire alors qu’elle a les atouts pour attirer, notamment son prix attractif. Fin 2016, le groupe alimentaire Del Monte annonçait son implantation sur la zone d’activités de la Mine d’or, du côté de l’aire […]

6323
Alain Desfosses, le président de la CC2SO.

Malgré l’arrivée annoncée de Del Monte, la zone d’activités de la Mine d’or à cheval sur Thieulloy-l’Abbaye et Croixrault peine à séduire alors qu’elle a les atouts pour attirer, notamment son prix attractif.

Fin 2016, le groupe alimentaire Del Monte annonçait son implantation sur la zone d’activités de la Mine d’or, du côté de l’aire de l’A29. Depuis, le permis de construire a été accepté mais aucune date de pose de la première pierre de ce site qui devrait à terme occuper 150 personnes n’a été fixée. Del Monte devrait occuper deux hectares : « C’est une très bonne nouvelle. Cela apporte de la valeur ajoutée sur le territoire d’autant que des agriculteurs accompagnent le projet », se félicite Alain Desfosses, le président de la CC2SO (Communauté de communes somme sudouest, 121 communes, 39 000 habitants et dix zones d’activités).

VERS UN PÔLE AGROALIMENTAIRE

Car en parallèle de son arrivée, une quarantaine d’agriculteurs se sont constitués en association afin de cultiver des légumes de plein champ : poireaux et choux. Des bâtiments seront construits sur la zone pour laver, stocker et conditionner ces légumes. Leur emprise de deux hectares se trouvera à côté de Del Monte. Vingt emplois pourraient été créés dès cette année et vingt autres l’an prochain. Et déjà, la communauté de communes se met à rêver sur cette zone de 65 hectares d’un véritable pôle agroalimentaire. Une ambition qui toutefois réduit les candidatures : « L’intérêt est de faire venir des entreprises de l’extérieur et de garder les endogènes. Ce sera une zone qui va se développer du jour au lendemain. Le plus difficile, c’est la première pierre de la locomotive », ajoutent le président François Froidure et Chérif Diallo, tous deux chargés de développement économique à la communauté de communes et qui ont pour mission de séduire de futurs entrepreneurs. De l’autre côté de la nationale, 27 hectares supplémentaires restent libres autour du pôle aquatique. Ils devraient été dédiés aux sports et aux loisirs et au commerce. Rien n’est encore signé mais « ça avance », tiennent à préciser François Froidure et Chérif Diallo. Un supermarché Leclerc de 2 500 m² pourrait sortir de terre, mais le projet fait débat avec les commerçants de Poix-de-Picardie. Il est bien difficile de savoir pourquoi cette zone créée il y a dix ans peine à séduire. Est-ce la proximité d’Amiens ? Difficile de répondre d’autant que le mal touche aussi celle du Bosquel, proche de l’A16. Aucun des 23 hectares n’a été commercialisé pour le moment : « Nous cherchons le gros poisson », expliquent les deux chargés de développement économique. Les trois acteurs attendent beaucoup de la naissance, sans doute en fin d’année, du futur Pôle métropolitain, qui aura notamment pour mission de promouvoir le territoire : « Ce sera une chance », prévoient-ils.