L’AÉROPORT D’ALBERTPICARDIE EN PLEIN ESSOR

Ouvert en juin 2007, l’aéroport d’Albert-Picardie, à Méaulte, est en plein essor. D’abord consacré au transport des pièces détachées des Airbus avec le Beluga est devenu un aéroport d’aviation d’affaires très prisé. 1 200 rotations par an en 2017, un chiffre d’affaires multiplié par quatre et demi en trois ans, son dirigeant voit les choses […]

1017
Jean-Charles Borel a encore de nombreux projets pour développer l’aéroport.

Ouvert en juin 2007, l’aéroport d’Albert-Picardie, à Méaulte, est en plein essor. D’abord consacré au transport des pièces détachées des Airbus avec le Beluga est devenu un aéroport d’aviation d’affaires très prisé. 1 200 rotations par an en 2017, un chiffre d’affaires multiplié par quatre et demi en trois ans, son dirigeant voit les choses en grand.

Jean-Charles Borel, ancien gestionnaire d’un aéroport en Savoie, a fait réaliser une étude de marché dont le constat fut clair : cet aéroport doit proposer d’autres services que les aéroports proches, dont Beauvais, une exception en France puisqu’il est uniquement dédié au trafic low-cost. Le dirigeant a voulu répondre à une clientèle d’affaires qui a comme premier critère le gain de temps et les services associés. « Nos clients sont des dirigeants d’entreprises, venant des quatre coins de la planète, majoritairement d’Europe ; ils viennent traiter des affaires dans les Hauts-de-France et le nord de Paris. Il n’y a pas de problème de trafic à la sortie de l’aéroport ; le client est pris en charge dès sa descente d’avion, pour rejoindre le lieu de sa réunion dans des délais très courts. Le service est sur mesure : voiture avec chauffeur, avec éventuellement des gardes du corps, interprètes. Nous proposons aussi la location de salles pour des présentations de produits, des réceptions. Il y a également un service hôtelier géré par nos soins, c’est du très haut de gamme. Nos clients apprécient la confidentialité. »

DE BONNES INFRASTRUCTURES

La piste de 2 200 mètres permet d’accueillir des Airbus A310 et Boeing 737 en configuration affaires. Jean-Charles Borel explicite : « 40% de notre activité se passe la nuit avec des décollages et atterrissages de jets et hélicoptères arrivant et repartant dans le monde entier. Nous avons une importante clientèle aux États-Unis, Moyen Orient, et Asie. Ce n’est pas un produit de luxe mais un outil d’efficacité et de gain de production. Cela permet à un chef d’entreprise d’être absent une journée au lieu de deux ou trois jours. Notre aéroport fait partie de l’un des quatre aéroports des Hauts-de-France avec Beauvais, Lille Lesquin et Le Touquet ouvert à l’international. De plus, c’est le seul de sa catégorie à posséder une dégivreuse qui garantit le décollage, en cas de neige et verglas. » Les équipages sont également fort bien accueillis, avec salle de repos et moyens informatiques leur permettant de prévoir leur prochain plan de vol. Le Béluga représente 30% du trafic. En 2007, l’aéroport a réalisé un million et demi de chiffre d’affaires. Ce service étant rentable, il vit sans aucune subvention. Il emploie huit salariés, hors tour de contrôle, et embauche dans les jours qui viennent huit autres collaborateurs déjà choisis. Jean-Charles Borel a encore beaucoup de projets ambitieux en termes de développement en 2018.