INOUITOOSH A IMPRIMÉ SA MARQUE

Fondée il y a neuf ans à Saint-Valéry-sur-Somme, Inouitoosh ne cesse de séduire les amoureux d’accessoires de mode. Après les foulards, elle a lancé des collections de petite maroquinerie, d’accessoires de décoration et de prêt à porter. L’export représente 50% de son chiffre d’affaires. À deux pas du port de plaisance de Saint-Valéry-sur-Somme, la société […]

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Fondée il y a neuf ans à Saint-Valéry-sur-Somme, Inouitoosh ne cesse de séduire les amoureux d’accessoires de mode. Après les foulards, elle a lancé des collections de petite maroquinerie, d’accessoires de décoration et de prêt à porter. L’export représente 50% de son chiffre d’affaires.

À deux pas du port de plaisance de Saint-Valéry-sur-Somme, la société Inouitoosh a jeté l’ancre dans un ancien hangar à bateau. C’est ici qu’une équipe de cinq dessinatrices et coloristes crée les futures collections. Au total, onze personnes travaillent sur place. La société compte aussi un showroom à Paris de cinq salariés, deux boutiques à Paris (dans le quartier du Marais et dans celui de Saint-Germain-des-Prés) qui emploient trois personnes, et un bureau à Delhi en Inde de trois personnes. Dans les prochaines semaines, une boutique va ouvrir rue de la Ferté à Saint-Valéry-sur-Somme.

COLLECTION FÉLINE

Inouitoosh surfe sur la passion des amoureux d’accessoires de mode. Au départ, elle s’est lancée dans la fabrication de foulards de moyen haut de gamme en matériaux nobles (laine, soie, cachemire, coton…). Deux collections de 40 modèles sortent chaque année pour des tarifs allant de 80 à 120 euros : « Chaque écharpe est un tableau, présente Élisabeth Guitton, la présidente. Nous aimons représenter des objets, des animaux. Il y a toujours un félin dans nos collections. Nous récupérons des dessins anciens que nous découvrons aux Puces ou à Drouot qui sont retwistés au gout du jour. Un dessin représente une semaine de travail. Nos collections sont gaies et mixent des couleurs inattendues comme le turquoise et l’écureuil. Ça marche vraiment bien. Je n’imaginais pas tout cela quand j’ai débuté avec mes trois fouloirs aux motifs à pois. » Car la marque compte désormais 300 points de vente en France, des grands comptes (Galeries Lafayettes, Bon marché…) comme des petites boutiques. Elle en rassemble autant à l’étranger (Angleterre, Chine, Italie, Allemagne, États-Unis). Le site Internet connaît aussi une belle fréquentation et l’export représente 50% de son chiffre d’affaires. Elle vient de lancer une gamme de petite maroquinerie : des sacs avec des anses brodées, des petites pochettes brodées et imprimées. La décoration a fait aussi son entrée comme avec des tapis en laine brodés à la main, des coussins brodés, des plaids en laine et en coton, des coussins en coton. Le prêt à porter brodé (robes, chemises…) va s’étoffer pour cet été. Tout est fabriqué en Inde dans des usines qui ont mis en place des chartes antipollution : « Nous travaillons avec elles depuis le dé- but, raconte Élisabeth Guitton, qui salut toute les équipes qui l’entoure. En Inde, ce savoir faire est ancestral, il y a une vraie transparence. Nous mêmes sommes très contrôlés par les Douanes à Paris car tout arrive par avion. Elles font des tests sur les solvants, les teintures… Les conditions de travail ont beaucoup évolué, Il n’y a pas d’enfants employés dans nos usines. Je vais sur place trois/ quatre fois par an. »