QuandPVI succède à Pentair

Installés à Ham depuis 1849, les ateliers Saint Sulpice démarrent en tant que fonderie et usine de construction mécanique pour l’industrie sucrière et développent la fabrication de tuyaux de cuivre. À partir de 1920 pour répondre aux besoins des sucreries, elle commence la production de vannes industrielles et en devient le principal fabricant européen depuis […]

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Stéphane Godunski devant le panneau des 100 principales certifications obtenues à l’étranger.

Installés à Ham depuis 1849, les ateliers Saint Sulpice démarrent en tant que fonderie et usine de construction mécanique pour l’industrie sucrière et développent la fabrication de tuyaux de cuivre. À partir de 1920 pour répondre aux besoins des sucreries, elle commence la production de vannes industrielles et en devient le principal fabricant européen depuis plus de 90 ans, sous le nom de Sapag, puis de Pentair.

Stéphane Godunski devant le panneau des 100 principales certifications obtenues à l’étranger.

Le 31 décembre 2016, le groupe américain Pentair cède l’activité, et PVI la reprend le 1er janvier 2017. Le site de Ham a failli disparaître, car Pentair voulait vendre cette activité. Après trois ans de négociations, le dossier de reprise par le groupe axonais Altifort, spécialisé dans la robinetterie industrielle, mécanique de précision, et les robots pour les explorations de canalisations, a été retenu. PVI, société indépendante a conservé l’activité historique, datant de près de 100 ans, soit l’usinage et le montage de vannes industrielles à papillons, et à tournant sphérique de très haute performance, les vannes de régulation et les soupapes de surpression. Certains types de vannes sont installées dans des pays aux conditions climatiques extrêmes ce qui exige le maintien du mécanisme à température constante. Elle a aussi développé des applications cryogéniques pour les transports de gaz liquéfié. En tout, l’entreprise compte 50 000 références.

70% DE LA PRODUCTION EXPORTÉE

Stéphane Golunski, directeur du site, précise les étapes de certification de chacun des produits et exportés. « Nous sommes certifiés pour la qualité, l’environnement et la sécurité. ISO 9001, 14001, 18001. Un agrément pour pouvoir vendre les produits dans un pays est exigé, défini par un cahier des charges. Nous en sommes à plus de cent agréments. » En 2017, l’entreprise réalisera un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros, dont 70% de sa production exportée sur les cinq continents. « L’entreprise, après le PSE de 2016, a gardé 96 salariés et nous avons créé 13 emplois depuis début 2017. Nous redémarrons l’activité et devons montrer à nos clients que nous sommes toujours présents, nous voulons acquérir de nouvelles parts de marchés en France et à l’étranger. Nous avons un plan d’investissement de 700 000 euros pour remoderniser l’outil et de 200 000 euros pour la formation de nos salariés. »