Lille Métropole innovation rencontre des porteurs de projets picards

Membre du réseau Initiative Hauts-de-France, Lille Métropole innovation (LMI), chargée d’accompagner les projets innovants sur l’ensemble de la région, tient une permanence chaque mois, depuis janvier, dans les locaux d’Initiative Somme. Créée en 1983 à Lille, l’association Lille Métropole innovation a fait le choix depuis 2011 de se concentrer sur l’accompagnement de projets innovants, à […]

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La prochaine permanence LMI est programmée pour le mois de juin.

Membre du réseau Initiative Hauts-de-France, Lille Métropole innovation (LMI), chargée d’accompagner les projets innovants sur l’ensemble de la région, tient une permanence chaque mois, depuis janvier, dans les locaux d’Initiative Somme.

La prochaine permanence LMI est programmée pour le mois de juin.

Créée en 1983 à Lille, l’association Lille Métropole innovation a fait le choix depuis 2011 de se concentrer sur l’accompagnement de projets innovants, à fort potentiel de développement, y compris à l’international. « Nous soutenons des idées apportant un nouveau service ou une nouvelle offre sur le marché. Nous travaillons en lien étroit avec les structures d’accompagnement comme les CCI, le réseau Initiative ou les incubateurs. LMI intervient sur des projets ayant une preuve de concept, nous ne finançons ni la R&D, ni les prototypes », explique Dominique Rybicki, directrice de Lille Métropole innovation. Chaque année, la structure accompagne entre 25 et 30 dossiers via des prêts d’honneur pouvant aller de 50 000 à 80 000 euros. Sur le territoire picard, LMI a pour objectif de soutenir cinq projets cette année et une quinzaine sur les trois ans à venir.

Accompagner l’innovation

« De manière générale, il s’écoule de trois à six mois, entre le premier contact avec l’entrepreneur et son passage devant le comité d’agrément. Avant cela, nous faisons appel à deux experts, l’un financier et l’autre agissant dans le secteur de l’entrepreneur. L’objectif est de mesurer la viabilité de l’idée, de faire évoluer éventuellement le concept et d’avoir un retour marché », poursuit Dominique Rybicki. C’est ensuite le comité d’agrément qui décide ou non d’attribuer au projet un prêt d’honneur et le montant de celui-ci. Le remboursement, différé d’un an, peut se faire en 48 échéances. « Ce financement permet de crédibiliser un concept et d’avoir un effet levier par rapport à d’autres financeurs comme la BPI, par exemple », souligne la directrice de LMI. Chaque année, l’association finance à hauteur d’1,5 million d’euros des projets sur l’ensemble de la région. Les lauréats ont également accès au réseau LMI. Après avoir rencontré l’ensemble des acteurs de l’accompagnement en 2016, LMI a lancé en janvier 2017 des permanences une fois par mois à Amiens. « C’est un premier contact qui permet de faire un point sur les dossiers, mais il est possible de se rencontrer en dehors des permanences pour avancer plus rapidement », précise Dominique Rybicki.

Établir un premier contact

Si le numérique domine dans les idées présentées, la structure d’accompagnement agit dans de nombreux domaines. « Sur la Picardie, nous avons de beaux projets dans le secteur de la robotique ou de l’agroalimentaire. On sent qu’il y a une très grande envie de développer un écosystème favorable à l’émergence de start-up », observe la directrice. Ainsi, Florian Lach, entrepreneur de 27 ans qui, après cinq ans d’études en alternance dans le domaine de l’énergie, souhaite lancer une nouvelle activité de loisirs. Règlementation, besoins financiers, source de financement, public ciblé, communication, développement de l’activité… pendant une heure le projet de Florian Lach est passé au crible. Dominique Rybicki suggère : « Ce que je peux vous proposer pour l’instant, c’est de vous mettre en relation avec des entrepreneurs qui officient dans le même secteur. Cela vous permettrait d’avoir un retour d’expérience. »