Les lauréats du Réseau Entreprendre s’impliquent dans l’économie sociale et solidaire

Le Réseau Entreprendre Picardie, en partenariat avec la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) et Solidarités entreprises nord-sud (Sens) proposent à leurs membres de s’inspirer des histoires de lauréats en Économie sociale et solidaire (ESS). Cinq entrepreneurs sont venus témoigner de leur expérience de création d’entreprise ESS, à Compiègne. Cette initiative « Inspirez votre business » entre dans […]

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Corinne Prigent, directrice du Réseau Entreprendre en Picardie, avec les entrepreneurs venus pour témoigner de leurs expériences de création d'entreprise ESS.

Le Réseau Entreprendre Picardie, en partenariat avec la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) et Solidarités entreprises nord-sud (Sens) proposent à leurs membres de s’inspirer des histoires de lauréats en Économie sociale et solidaire (ESS). Cinq entrepreneurs sont venus témoigner de leur expérience de création d’entreprise ESS, à Compiègne.

Corinne Prigent, directrice du Réseau Entreprendre en Picardie, avec les entrepreneurs venus pour témoigner de leurs expériences de création d'entreprise ESS.

Cette initiative « Inspirez votre business » entre dans la démarche du Réseau entreprendre Picardie (REP) qui organise des événements autours des témoignages de ses lauréats. « Cet événement s’articule aujourd’hui autour de l’économie sociale et solidaire, et au second semestre cela concernera le thème de l’innovation », explique Corinne Prigent, directrice du REP. « L’objectif de ces témoignages est de relier les éléments communs entre différentes entreprises. Même si la dimension sociale peut prendre des formes variées, il s’agit toujours de mettre l’homme au cœur du dispositif », précise Olivier Boidin, directeur business développement chez Cedarnet, société et investisseur de Sens. Cette coopérative de 45 membres cherche à s’investir dans des initiatives d’entreprises locales, notamment sur le grand Compiégnois et soutient prioritairement leur impact social. Les entrepreneurs de l’ESS souhaitent optimiser l’impact social de leur projet. Lors de cette rencontre, il était cinq entrepreneurs à témoigner de leurs expériences et de leurs créations d’entreprises.

Un garage participatif

Après une carrière de footballeur professionnel au RC Lens et avoir développé un centre de sport-études football au Sénégal, Jean-Marc Adjovi Bocco crée en 2015 le Centre Auto Repair. Un lieu pour réparer des véhicules, trouver des pièces à moindre coût, mais aussi de rencontres, d’échanges et de mixité sociale. « On peut y réparer son moteur de voiture, et son moteur personnel, assure Jean-Marc Adjovi Bocco, de plus des formations en mécanique sont également dispensées au centre, ce qui constituent de véritables moment de convivialité ». Le concept continue de se développer, avec l’ouverture début juin, d’un nouveau garage participatif à Grandvillers (Oise).

Insertion de personnes handicapées

Créée il y a six ans par Franck Menu et Jacky Davy, Amploi est une entreprise de 50 salariés et possède un capital de 1,5 million d’euros. Sa mission est d’insérer les personnes en situation de handicap, par la sous-traitance de prestations tertiaires, notamment en informatiques, et externalisées par les grandes entreprises. Comme l’explique Jacky Davy : « Cela passe par un management humain fondé sur l’écoute et la différence. »

Favoriser les producteurs locaux

En créant Séson, Antoine Ferchaut (Lauréat REP 2010) a voulu réinsérer des « personnes cabossées par la vie », comme il l’explique. Pour ce faire, il aide ces gens à trouver un emploi pérenne dans le domaine de la restauration, tout en s’attachant à consommer localement et dans le respect des saisons. « Avec un management équilibré et motivé, il s’agit de les faire évoluer positivement et avec bienveillance », assure Antoine Ferchaut qui aujourd’hui emploie 16 salariés.

Un projet économique et social

Au sein de La Blanchisserie centrale, blanchisserie qui s’occupe des vêtements de résidents de maisons de retraite, créée en 2007, Fabrice Faradèche considère que chaque salarié est un acteur de la réussite d’un projet économique. Sur ses 45 salariés, 16 sont en insertion. Il cède aujourd’hui son entreprise soissonnaise à Olivier Legrand, luimême lauréat REP en 2017.

Un management approprié

Pour Damien Ferré, fondateur de l’entreprise Sur un Plateau, destinée à la location de matériel de réception, l’adjectif « social » n’existe pas. Damien Ferré a à cœur l’épanouissement de ses 30 salariés dans leur travail : « Je n’oublie pas mon business plan mais ma plus grande joie est de voir mes collaborateurs évoluer dans leur job », assure ce chef d’entreprise. Cela passe par un esprit d’équipe, un management d’accompagnement et des temps de formations afin que les employés s’approprient leurs propres responsabilités.