La ferme 3.0 organise son e-Day

Le 8 juin prochain, la ferme 3.0 d’Aizecourt-le-Haut (Somme) a ouvert ses portes pour la deuxième année consécutive. Au programme de cet e-Day, des démonstrations, des conférences, un village de l’innovation et des rencontres. 1 500 agriculteurs des Hauts-de-France avaient fait le déplacement. Un an après son inauguration, la ferme 3.0 d’Aizecourt-leHaut (voir encadré), qui souhaite […]

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Le 8 juin prochain, la ferme 3.0 d’Aizecourt-le-Haut (Somme) a ouvert ses portes pour la deuxième année consécutive. Au programme de cet e-Day, des démonstrations, des conférences, un village de l’innovation et des rencontres. 1 500 agriculteurs des Hauts-de-France avaient fait le déplacement.

Un an après son inauguration, la ferme 3.0 d’Aizecourt-leHaut (voir encadré), qui souhaite mettre la révolution numérique au service des exploitations agricoles, a ouvert une nouvelle fois ses portes. Cette année, le site a fait le choix de privilégier la technique avec des démonstrations et des présentations d’innovations utilisées in situ. « C’est une journée ouverte à tous, même si l’on vise particulièrement les agriculteurs », confie Philippe Touchais, chef du service productions végétales-agronomie au sein de la chambre d’agriculture de la Somme, avant d’ajouter : « Nous souhaitons aussi conforter l’ancrage de la ferme qui est portée par un exploitant de la Somme, mais qui a une dimension régionale. » 1 500 agriculteurs ont participé à l’événement.

Une journée technique

Le e-Day a d’abord vocation à créer une émulation, à partager les travaux de la ferme 3.0, mais aussi à parler innovation à des professionnels sensibles aux évolutions techniques. Démonstrations de drones avions et hélicoptères, de radioguidage, mais aussi de robots : tout est fait pour plonger les professionnels au cœur d’un futur de plus en plus proche. « Nous travaillons un scénario à chaque fois pour être le plus concret possible », lance le chef du service productions végétales-agronomie. La ferme 3.0, tête de pont d’une agriculture de haute précision, a présenté par exemple le robot désherbant Dino de l’entreprise Naïo, un prototype qu’elle teste quotidiennement. « Ce produit était à l’origine destiné au maraîchage. Nous, nous souhaitons adapter son système pour les grandes cultures, comme la pomme de terre. Sur le site, l’idée est vraiment de prendre un matériel innovant et de le transposer au mieux aux besoins des agriculteurs », souligne Philippe Touchais. Il a également été question de la réduction de produits phytosanitaires avec Phyt’less, de pulvérisateur à injonction directe et différenciée (Diimotion) ou encore de gestion des données avec « Mes parcelles ». « Cela reste des outils. La formation, le travail et l’œil de l’agriculteur restent primordiaux », note Philippe Touchais.

Provoquer des rencontres En plus de démonstrations dynamiques, une cinquantaine d’exposants, dont une vingtaine de start-up, ont exposé des objets connectés et autres innovations dans un village dédié. La journée a aussi été ponctuée par une série de conférences sur des questions aussi sensibles que la révolution numérique et la gestion des données, mais aussi la méthanisation ou la vie du sol. Enfin, des pitchs, façon rencontres de start-upers, étaient organisés, et cela dans un but bien particulier : « L’idée est d’interpeller directement la foule, de favoriser les échanges, mais aussi de créer des collaborations entre des agriculteurs et des start-ups, pour multiplier les tests in situ. La révolution numérique va très vite dans le domaine agricole, il y a une vraie carte à jouer », affirme Philippe Touchais. Le e-Day a également permis de lancer l’association Ferme 3.0 qui permet l’élargissement du réseau et un partage plus aisé des axes de travail de l’exploitation.