IndustriLab accueille les Rencontres industrielles régionales

Début juin, IndustriLab (Méaulte) a accueilli une nouvelle édition des Rencontres industrielles régionales organisées par le conseil régional, la CCI Hauts-de-France, Mécanov’, Mécaméta et l’IUMM. L’industrie du futur était au cœur de cet événement. Confrontée depuis quelques années à une mutation galopante liée à la protection de l’environnement, aux défis technologiques et à un besoin […]

Début juin, IndustriLab (Méaulte) a accueilli une nouvelle édition des Rencontres industrielles régionales organisées par le conseil régional, la CCI Hauts-de-France, Mécanov’, Mécaméta et l’IUMM. L’industrie du futur était au cœur de cet événement.

Les Rencontres industrielles de Méaulte ont rassemblé de nombreux professionnels. Une deuxième session sera organisée en novembre à Jeumont (59)

Confrontée depuis quelques années à une mutation galopante liée à la protection de l’environnement, aux défis technologiques et à un besoin de diversification, l’industrie française a fait le choix d’investir massivement dans la recherche et développement (25 milliards par an). Une orientation stratégique qui permet à ce secteur majeur de l’économie (3,1 millions d’emplois directs et 4,5 millions d’emplois indirects) de se tourner pleinement vers l’industrie du futur. Dans les Hauts-de-France, 4e région industrielle de l’Hexagone, ce sujet présente des enjeux primordiaux, puisque l’on compte 274 000 salariés dans ce domaine et que la région occupe une place de leader aussi bien dans le ferroviaire, l’automobile, l’aéronautique que la transformation de produits métalliques. Une position qui ne doit pas faire oublier l’émergence de nouveaux marchés porteurs.

Miser sur l’avenir

« Nous allons vous parler de trois domaines d’activités [le machinisme agricole, la silver économie et le biomimétisme] qui peuvent paraître éloignés de votre activité première. Mais ce sont des secteurs où l’innovation occupe une place prépondérante et où le potentiel de marché est réel. Cela peut être une vraie opportunité pour vos entreprises », explique Benoist Clouet, responsable prospective au sein de Mécanov’, avant de rappeler l’importance du machinisme agricole dans la région.

En Europe, ce marché de haute précision représente 44 milliards d’euros (5 milliards en France, 5e pays exportateur) et investit sans compter dans la recherche et développement pour répondre aux défis de demain. « Le machinisme agricole est plus en avance sur l’automobile en matière de nouvelles technologies et 20 entreprises françaises sont leaders du secteur », souligne Benoist Clouet. Dans un contexte favorable à l’innovation, les industriels misent sur des machines plus autonomes, connectées et polyvalentes, mais aussi capables de fournir des moteurs propres. Un besoin d’adaptabilit

é que l’on retrouve dans le domaine de la silver économie.

Nous parlons ici du marché des seniors, mais pas forcément de la dépendance. D’ici à 2030, un Français sur trois aura plus de 60 ans. C’est une population qui consomme et qui veut des objets adaptés à ses besoins », note Benoist Clouet, insistant sur ce nouveau relais de croissance possible pour les PME. « Il y a de grands besoins aussi bien en matière d’habitat, de domotique, de tourisme et même de transport », ajoute-t-il avant d’aborder le thème du biomimétisme. Ce terme, qui désigne une innovation s’inspirant du vivant, est de plus en plus exploré par l’industrie mondiale.

Avion poids plume, train à grande vitesse au nez inspiré du martinpêcheur, vitrage autonettoyant inspiré de la fleur de lotus : les exemples sont de plus en plus nombreux. « À Senlis, nous avons le Ceebios qui fédère tous les acteurs au niveau national sur cette question. Des entreprises comme Renault, LVMH, Eiffage, mènent toutes une réflexion approfondie autour du biomimétisme », lance Benoist Clouet. Si ces thèmes sont difficiles à aborder seul, Mécanov’ propose de mettre en place des groupes exploratoires collectifs. « Cela permet de mutualiser les informations et éventuellement de capter du business », rappelle Olivier Durteste, directeur de Mécanov’.