ASAP, spécialiste des travaux d’accès difficile

Fondée en 2015 par Jean-Luc Duwicquet, comptable pendant 26 ans dans le secteur industriel, la société ASAP est installée à Beauvais. Son nom joue avec l’acronyme de « As soon as possible » et en même temps renvoie à la poignée de sécurité des alpinistes. J ean-Luc Duwicquet fait partie de ces cadres dirigeants reconvertis hors de […]

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Un cordiste en action sur des travaux en peinture .
Un cordiste en action sur des travaux en peinture .

Fondée en 2015 par Jean-Luc Duwicquet, comptable pendant 26 ans dans le secteur industriel, la société ASAP est installée à Beauvais. Son nom joue avec l’acronyme de « As soon as possible » et en même temps renvoie à la poignée de sécurité des alpinistes.

J ean-Luc Duwicquet fait partie de ces cadres dirigeants reconvertis hors de leur métier d’origine. « Cela nous donne du recul sur l’activité et amène de nouvelles conceptions dans le secteur », dit-il. Il l’affirme « sans sa famille et le soutien de Sandra Lambert et d’Arménio Duarte – qui font toujours partie de l’équipe – présents à l’origine du projet, celui-ci n’aurait pas pris la dynamique actuelle ».

L’entreprise offre un service d’audit de structure pour analyser et identifier les éventuels problèmes liés à la conformité des prescriptions dudit bâtiment. Mais son cœur de métier est de s’attaquer à des travaux d’accès difficiles. « C’est la spécificité de notre métier, elle sort un peu de l’ordinaire. On propose des prestations classiques dans le bâtiment (couverture, maçonnerie, etc.), ainsi que des travaux en hauteur », explique le gérant. Les salariés d’ASAP sont donc formés aux techniques alpines.

Un métier récent et particulier

Ce domaine très spécifique du secteur du bâtiment se démocratise de plus en plus et ne s’est professionnalisé qu’au début des années 2000. Il ne regroupe, selon le gérant, que quelques milliers de cordistes en France (près de 5 000).

Cette approche du métier nécessite d’intégrer la notion de sécurité et de risque. Les opérations s’effectuent toujours en binôme. « On ne veut pas de têtes brulées. Au niveau pratique, de bonnes qualités physiques sont requises et il ne faut pas avoir l’appréhension du vide. Mais la théorie reste très importante, on doit passer plusieurs diplômes stricts », explique Jean-Luc Duwicquet.

Les travaux d’accessibilité difficile, qui représentent 60% du chiffre d’affaires (les 40% restants sont issus des travaux de couvertures et de maçonneries), sont souvent des interventions d’urgence. Le chiffre d’affaire ne cesse de progresser. Il est passé de 375 000 euros en 2015 à 900 000 euros en 2016 et devrait atteindre 1,1 million d’euros en 2017. ASAP dispose de nombreux clients dans les départements de l’Oise et de la Somme ainsi qu’au nord de Paris et en Île-de-France. La société ravaille notamment avec les syndics de copropriétés et les bailleurs sociaux, les institutionnels (mairies…) et les industriels. Comme son nom l’indique, ASAP est une entreprise très réactive. Le gérant a fait le pari de répondre aux demandes des clients dans un délai réduit (devis sous 15 jours), « un vrai plus pour le client. Ensuite on essaye d’apporter un proposition visuel pour être le plus clair possible et planifier au mieux nos travaux ». L’entreprise vient de recevoir la certification Qualiba, « une reconnaissance professionnelle qui permet de nous repositionner sur les procédures donc de mieux nous organiser ». Son effectif est de 18 salariés (13 en CDI), dont 12 techniciens de terrain. JeanLuc Dewicquet souhaite poursuivre le développement de son activité, en privilégiant les missions sur le département de l’Oise, « la dynamique et les perspectives économiques y sont bonnes », conclut-il.