Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale dans sa phase opérationnelle

« Nous allons recruter un sous-directeur et trois agents qui seront amenés à prendre en charge notre futur moyen nautique, un semi-rigide pour agir en mer, confirme Frédéric Fasquel, ancien chef du service des affaires maritimes et du littoral à la DDTM du Pas-de-Calais. Nous serons alors une équipe de quinze, dont six chargés de […]

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L'équipe du parc, animée par Frédéric Fasquel.
L'équipe du parc, animée par Frédéric Fasquel.

« Nous allons recruter un sous-directeur et trois agents qui seront amenés à prendre en charge notre futur moyen nautique, un semi-rigide pour agir en mer, confirme Frédéric Fasquel, ancien chef du service des affaires maritimes et du littoral à la DDTM du Pas-de-Calais. Nous serons alors une équipe de quinze, dont six chargés de mission spécialistes des différentes thématiques liées au milieu marin (pêche, patrimoine naturel, activités de culture et de loisirs, qualité de l’eau et usages industriels…), qui s’installera dans un nouveau siège dans l’agglomération boulonnaise. »

Déjà des actions ont été menées sur le terrain. Ainsi le projet européen « Life pêche à pied » accompagne les pêcheurs à pied vers un meilleur respect du milieu marin pour le maintien de leurs pratiques. « Il s’agit de mieux comprendre les interactions de la pêche à pied sur la faune et la flore des milieux littoraux, explique le chargé de mission Antoine Merland, et de mettre en place les moyens de gouvernance pour préserver la biodiversité des estrans. » Concrètement, des milliers de dépliants ont été distribués aux pêcheurs de loisir sur les côtes de la région, accompagnées de réglettes indiquant les tailles, les quantités maximales, les lieux et les périodes de pêche des différents crustacés, coquillages ou végétaux marins : autant de mesures indispensables au maintien d’une ressource de qualité pour le plaisir de chacun.

Des ressources et des hommes Créé le 11 décembre 2012, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale est le cinquième de France, le troisième en Métropole (après l’Iroise en 2007 et le golfe du Lion en 2011) et le premier de la façade maritime Manche-mer du nord. Il couvre 2 300 km² d’espace marin et longe 118 km de côtes, d’Ambleteuse au Tréport. Il s’agit d’une aire marine protégée, qui répond à trois objectifs : la connaissance, la protection du milieu marin et le développement durable des activités maritimes. Car, si on recense dans le parc plus de 200 espèces animales (mammifères, poissons et oiseaux marins) et végétales, il constitue également une zone d’intense activité aux multiples
enjeux : pêche, transport maritime, tourisme, extraction de granulats…

Un outil pour la biodiversité Ce parc marin est administré par un conseil de gestion composé de 60 personnes, élus, représentants des usagers professionnels et des loisirs, des organismes s’occupant d’environnement et de culture, ainsi que des centres de recherches et des services de l’État. Il est présidé par Dominique Godefroy, directeur du centre Ifremer de Boulogne et vice-président de la communauté d’agglomération du Boulonnais. Au 1er janvier 2017, l’Agence des aires marines protégées, à laquelle est rattaché le PNM, intégrera la nouvelle Agence nationale pour la biodiversité qui sera présidée par l’astrophysicien Hubert Reeves.