La secrétaire d’État au Commerce visite les boutiques à l’essai

La secrétaire d’État Martine Pinville a rendu visite aux commerçants de la ville de Noyon, et plus particulièrement aux porteurs de projet du concept Ma boutique à l’essai. L’occasion d’évoquer la revitalisation du commerce des centres-villes en France, un sujet sensible dans la ville de Calvin. Cette visite du centre-ville de Noyon venait symboliquement illustrer […]

485
Martine Pinville est convaincue que les « boutiques à l’essai » vont revitaliser le cœur des villes.
Martine Pinville est convaincue que les « boutiques à l’essai » vont revitaliser le cœur des villes.

La secrétaire d’État Martine Pinville a rendu visite aux commerçants de la ville de Noyon, et plus particulièrement aux porteurs de projet du concept Ma boutique à l’essai. L’occasion d’évoquer la revitalisation du commerce des centres-villes en France, un sujet sensible dans la ville de Calvin.

Cette visite du centre-ville de Noyon venait symboliquement illustrer la remise, le jour même à Bercy, de la mission de l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’environnement et du développement durable sur la revitalisation commerciale des centres-villes. Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, a souligné que cette visite avait pour but de rencontrer les partenaires qui ont su trouver une politique innovante afin d’apporter des solutions pour les commerces de proximité, sachant que la dévitalisation des centres-villes en France ne cesse de progresser depuis plusieurs années.

Un test d’un an Les porteurs de projet de Ma boutique à l’essai testent leur commerce durant six mois, avec la possibilité de renouveler le bail une fois. Ils sont accompagnés de partenaires qui apportent leur soutien tout au long de cette période. Isabelle Ternisien, une ex-secrétaire médicale, a ouvert sa boutique à l’essai de maroquinerie en décembre 2015. Elle a pu expliquer à la secrétaire d’État que ce concept lui avait permis de démarrer dans ce nouveau métier, puisque sans cette aide apportée, elle n’aurait jamais osé se lancer. « Je sais que je ne suis pas toute seule. Je suis soutenue par tous les partenaires de la Fédération des boutiques à l’essai et je profite d’un loyer aidé. Les commerçants m’ont très bien accueillie », souligne la nouvelle commerçante qui attend les fêtes de fin d’année avant de dresser un bilan de son activité. Pour la boutique Mademoiselle Claire, un magasin de prêt-à-porter moyenne gamme, la jeune commerçante a maintenant quitté Ma boutique à l’essai pour devenir indépendante. Elle a présenté son parcours professionnel à la ministre, depuis sa carrière de juriste en région parisienne jusqu’à son retour à Noyon pour y devenir commerçante. « Lorsque j’ai débuté avec Ma boutique à l’essai, j’ai vraiment voulu travailler comme si j’étais une commerçante comme les autres, afin de ne pas avoir de surprise ensuite », souligne la jeune femme.

Développer l’exemplarité Ce concept, qui inspire maintenant de nombreuses villes, est né à Noyon en 2014 suite à une demande de nombreuses collectivités. Depuis, 26 boutiques ont été dupliquées sur toute la France, avec pour ambition en 2019 de compter une centaine de boutiques. À Noyon, le centre-ville a vu la réouverture de deux boutiques fermées depuis longtemps, coïncidant avec l’arrivée de huit nouveaux commerces, comme l’explique Johann de Horde : « Lorsque j’ai vu que des boutiques s’ouvraient en centre-ville, cela m’a incité à ouvrir mon propre commerce. Depuis, je suis devenu président des commerçants de Noyon », souligne ce marchand de jouets en bois. L’après-midi même, à Bercy, Martine Pinville a annoncé un plan de revitalisation des centres-villes avec, à la clef, une enveloppe d’un million d’euros. Cette aide financière sera distribuée en fonction de certains critères.